Scrupules lactés / Lait d’amande maison, chaï tea latte et cookies moelleux à l’okara [vegan]

ALMOND MILK

Le lait végétal, une excellente alternative aux laits animaux pour la cuisine de tous les jours ?

A priori, s’envoyer de temps en temps un verre de lait d’amande ou d’avoine à la place du lait classique permet de soulager les pis de vaches, secourir les intestins fragiles et varier les apports nutritionnels. Wonderful ! Seulement, s’il y a une grande polémique paranoïaque autour du lait de vache qui amène à se demander si on ne s’empoisonne pas à chaque bouchée de camembert, on n’est pas complètement serein pour ce qui concerne les laits végétaux non plus. Le lait de soja est soupçonné d’être une cochonnerie de perturbateur endocrinien. Le lait d’amande serait une aberration écologique (de la poudre d’amande californienne mixée avec de de l’eau, mise en brique et transportée de par le monde...).  La noix de cajou explose les compteurs avec une empreinte carbone complètement folle : les fruits sont cultivés en Afrique (la Côte d’Ivoire est le premier producteur mondial), transitent par le Brésil pour être écossés, avant de revenir sur nos étals. #cajouvoyageuse

Bon, on peut vraisemblablement se consoler avec les laits d’avoine, de noisette et d’épeautre qui sont fabriqués avec des céréales ayant parcouru moins de 10 000 km pour rejoindre tes placards.

Une fois qu’on a dit tout ça, on se demande comment coupler veganisme et bon sens sans pour autant se retourner le cerveau en faisant ses courses. Une solution consisterait finalement à consommer tous ces laits intelligemment, avec parcimonie et en variant.  Se régaler de temps en temps de fromage au lait de vache tout en faisant travailler les laiteries et en risquant d’avoir mal au ventre pour les plus fragiles. Participer à pourrir la planète en consommant un peu d’amandes et des noix de cajou du bout du monde, mais pas trop parce que c’est ultra-riche et que ça coûte une fortune, mais un peu quand même parce que c’est plein de bons nutriments pour le corps. Faire fonctionner le commerce local en achetant du lait d’avoine européen ou de noisettes turques, en admettant qu’ils proviennent peut être de sols un peu souillés.

L’expérience écolo-vegan que je te propose aujourd’hui ? Te prendre pour La Laitière de Vermeer : fabriquer ton propre lait d’amande avec une facilité déconcertante (plus écolo et tellement plus ludique que la brique du supermarché), et utiliser les reliquats du lait (la pulpe d’amandes aka l’okara), pour concocter de délicieux cookies moelleux et vegan. Rien ne se perd.

Allez, enfile ton tablier et lance Massive Attack. Oui, tu connais sans nul doute ce morceau issu de ce cultissime album. Mais clique quand même sur play et ferme les yeux. Tu avais oublié à quel point cette mélodie amniotique était aussi douce pour les oreilles qu’un verre de lait chaud qui dévalerait délicatement dans ton gosier.

 

Le lait d’amande

Pour réaliser mon lait d’amande, j’ai tout simplement suivi les recommandations d’Hervé que tu trouveras ici. Pour 1 litre, il te faudra 250g d’amandes, de l’eau et un linge pour filtrer (une toile de coton pas trop dense et bien propre ou un torchon peu épais feront l’affaire).

Commencer par faire tremper les amandes dans de l’eau pendant 1 nuit. Le lendemain, égoutter les amandes et les verser dans le bol d’un blender avec 1L d’eau. Mixer 5 bonnes minutes pour bien broyer les amandes. Caler un grand chinois sur une cruche, y déposer une grande étamine ou une toile et verser le contenu du mixeur, liquide et pulpe d’amande. Tordre le tissu pour bien extraire le lait de la pulpe d’amande.

Verser le lait obtenu dans des récipients bien propres (bouteilles stérilisées à l’eau bouillante pour moi), stocker au réfrigérateur et consommer dans les 5 jours. Pas de panique : le lait se décante. Il faudra simplement secouer la bouteille avant chaque usage pour bien homogénéiser le lait d’amande.

Ce délicieux breuvage immaculé  te servira aussi à utiliser aussi bien pour tes crêpes,un ultimate vegan cake ou pour te concocter un réconfortant chaï tea latte comme au Starbucks en suivant la recette de Christelle.  Et si tu veux te lancer dans le lait d’avoine, j’ai repéré cette recette ci chez Cléa.

CHAI TEA-3

Chaï tea latte au lait d’amande

Préparer l’infusion de masala : dans un casserole, verser 1/2 litre d’eau et faire bouillir avec 4 grains de poivre (ou de baies roses), 1 ou 2 bâtons de cannelle, 1 cuillère à soupe de gingembre moulu (ou 1 cuillère à café de gingembre frais épluché coupé en tranches), 1 cuillère à café de poudre de cardamone et 2 follicules de badiane/anis étoilé. Laisser cuire à feu doux 10 min puis couper le feu. Ajouter une cuillère à soupe de thé nature (noir ou vert) puis filtrer le mélange à l’aide d’un chinois. Sucrer selon le goût avec du sirop d’érable, d’agave ou du miel (indispensable pour bien faire ressortir les arômes des épices).
Dans chaque mug, monter en mousse 10cL de lait d’amande pour un mug à l’aide d’un mousseur à lait ou avec ta machine à café high tech qui fait de la mousse de dingue comme en Italie (T&L je ne vous remercierai jamais assez pour ce merveilleux cadeau). Ajouter le le thé parfumé bien chaud et déguster.

Les cookies à l’okara d’amande

Je suis partie de la recette d’Adeline du blog Une pipelette en cuisine pour réaliser deux variations  de cookies à l’okara : une version gourmande et classique au chocolat, cacao et amandes. Et une version plus raffinée et parfumée au gingembre et citron.

Pour 12 cookies bien dodus de 5cm de diamètre :

  • 100 g de farine (de blé, 1/2 complète, de blé khorasan khamut…)
  • 100 g d’ okara (de lait d’amande, de noisette, de noix de cajou…). Si tu n’a pas fabriqué ton lait d’amande juste avant et que tu n’as pas d’okara sous la main, de la poudre d’amande/noisette/cajou devrait faire l’affaire. Tâche juste d’en mettre un peu moins et de la mouiller pour obtenir le poids souhaité.
  • 60 g de cassonade
  • 1/2 cuillère à café de levure chimique
  • 50 ml d’huile neutre qui est stable à haute température (isio 4, colza, coco)
  • 50 g de noix de macadamia, amandes, cajou concassées
  • Pour la version chocolat : 70 g de pépites de chocolat noir + 1 cuillère à soupe de poudre de cacao non sucré
  • Pour la version citron : le zeste d’un citron + jus de ce même citron + 3cm de gingembre frais râpé (à défaut : 1 cuillère à café de gingembre en poudre)

Tandis que le four préchauffe à 180°C, mélanger la farine avec l’okara, le sucre et la levure.  Pour la version au chocolat : ajouter la poudre de cacao et une cuillère à soupe d’eau. Pour la version au citron : ajouter le zeste de citron et le gingembre râpés, ainsi que le jus de citron. Ajouter l’huile et les noix concassées. Pour la version chocolat, ajouter les pépites.

Sur la plaque du four recouverte de papier sulfurisé, déposer des boules de pâte de 5cm de diamètre environ en les étalant un peu du plat de la main et en prenant garde à les espacer suffisament pour que les cookies ne se touchent pas pendant la cuisson.

Enfourner 10-12min en surveillant. Laisser refroidir à la sortie du four. Ces cookies moelleux se conservent plusieurs jours dans une boîte hermétique.

OKARA COOKIES

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Immaculée conception / Brownie-cake #presquevegan au chocolat blanc

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Crédit photo : gaellemarcelphotography

Non, cet article ne va pas traiter religion. Bien qu’une vierge choisie par le Saint Esprit puisse tout à fait mettre en œuvre la recette qu’il recèle pour faire naître un gâteau bienfaiteur et rédempteur.  Seulement, si comme moi, tu n’as jamais compris ce que du chocolat sans cacao pouvait bien bricoler dans un placard de cuisine, voici une recette qui pourra te réconcilier avec le chocolat blanc. Grâce à la conception d’une ravissante pâtisserie immaculée.

Retour sur le cas du chocolat blanc : dans les années 30, un gestionnaire visionnaire de Nestlé propose d’utiliser les surplus de beurre de cacao (une huile végétale issue de la fève de cacao lorsqu’elle est pressée pour obtenir de la poudre de cacao) en les mélangeant à  du lait, du sucre, des arômes et appelle ça du chocolat Galak : sans déconner, on se fout de qui ? J’ai toujours trouvé cela trop sucré, avec l’impression de manger une plaquette de matière grasse même en dégustant des bouchées issues de chocolatiers de renom. Et quand on se penche un peu sur la composition nutritionnelle du chocolat blanc, on réalise le peu d’intérêts qu’il a comparativement à ses frangins noir ou au lait : graisses moyennes, beaucoup de sucre, ni antioxydant ni magnésium (composants qui, soit dit en passant, permettent de déculpabiliser tout croqueur assidu de chocolat).

En partant de ce constat, j’ai voulu dépasser mon manque de foi dans le chocolat blanc. Lui donner une nouvelle vie, préservée de toute souillure du péché originel, en concoctant un gâteau où il apporterait la base de graisses et sucres, compensés par d’autres ingrédients plus « healthy ».  Et voici que le brownie -presque- vegan au chocolat blanc était né. Dans ma cuisine située à 300m à vol d’oiseau de léglise de l’immaculée conception. Sous mes yeux ébahis et agnostiques. Et sous les dents gourmandes de mes joyeux cobayes, au nombre de 3 comme les rois mages, il a été adoubé.

Ce brownie-cake idéal est absolument idéal pour le petit déjeuner paresseux du dimanche, le goûter gourmand du retour du boulot ou pour accompagner un café post-lunch. C’est en lorgnant sur l’alléchante photo du brownie vegan de Maiwenn que j’ai trouvé ma recette de base customisée de manière immaculée. Ici, le chocolat blanc sera utilisé en tant qu’agent sucrant et matière grasse, ce qui veut dire qu’on n’utilisera ni beurre et très peu de sucre en plus du chocolat blanc. Et comme on aime bien préserver les petites bêtes on n’ajoutera ni œufs ni lait (il y en a déjà dans le chocolat blanc) mais on utilisera du tofu soyeux. Le résultat : un cake -presque- vegan et gourmand, où les arômes de vanille, amandes et fève tonka se mêlent généreusement à une génoise moelleuse.

Si tu as envie de lécher l’écran en regardant les photos, saches que les innocentes, lumineuses et superbes photos de ce cake star-d’un-week-end proviennent de la talentueuse Gaëlle dont  la galerie est à découvrir >> ici.

A cuisiner en écoutant l’ode de Ray La Montagne à Meg White (et tout le reste de l’album qui n’est que douceur lactée #cœuraveclesoreilles).

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Aqua quoi ? La mousse au chocolat à l’aquafaba et tuiles aux amandes #vegan

lovelyluckyfactory_moussechocoaquafaba_3Je t’en parlais déjà ici, l’aquafaba, alias l’eau de pois chiche, c’est l’avenir. Un parfait substitut vegan aux blancs d’œufs. Pour pinuts. Zéro. Pas un kopeck. Parce que l’eau de ta boîte de pois chiche finis d’ordinaire inexorablement au fond de ton évier. Et la, tu peux avoir le pouvoir. Transformer ce rebus protéiné en une merveilleuse, gourmande et bluffante mousse au chocolat. Sans aucun goût de pois chiche. Si. Merveilleux non ?

J’avais déjà lorgné sur la recette de Clotilde sur Chocolate & Zucchini. C’est la minute papillon (newsletter dont je t’ai déjà parlé et à laquelle je te recommande chaudement de t’abonner) qui m’a fait une piqure de rappel.

Le résultat : une mousse ultra-chocolatée, aérienne, fondante, gourmande, qui ressemble à s’y méprendre à une mousse au chocolat classique aux œufs. En étant plus digeste. Tout comme une mousse au chocolat, il te faudra très peu d’ingrédients et de temps pour la réaliser. Une recette parfaite pour cuisinier pressé et alléché à l’idée de convaincre les plus réticents que les vegan ce ne sont pas uniquement des suceurs de graines de courge ou des buveurs de décoctions détox au gingembre.

Et comme j’aime le contraste des textures, j’ai associé ma petite mousse chocolaté à de croquantes tuiles aux amandes elles aussi vegan, à partir de la recette de Anne.

Alors, chiche ?

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La cuisine de mi-saison / Le décadent brownie choco-café-marron

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La cuisine de mi-saison, c’est un peu comme les tenues de mi-saison : on a envie de porter des petites choses légères, de courir pieds nus sur la pelouse, de renaître à coups de plats pleins de verdure et de vitamines pour être léger comme un bourdon qui butine…. Mais la réalité, c’est qu’il caille encore, qu’il faut encore garder ses pulls et bottines encore quelques semaines et continuer à manger des aliments roboratifs pour encore lutter contre le semi-froid.

Pour cela, je te propose ce merveilleux et décadent brownie à triple saveur. Rien que ça. Il sera parfait pour accompagner ton café / ou thé en terrasse en plein mois d’avril, car la concentration de douces calories superposées en plusieurs couches craquantes, fondantes puis moelleuses, te réchauffera la bouche, le ventre et le cœur.

D’après une recette de Pâtisserie ! de Christophe Felder, le chef pâtissier alsacien qui a révolutionné la pâtisserie parisienne et française en travaillant chez Fauchon et au Crillon… D’ailleurs, si tu passes près de Strasbourg,  pense à t’arrêter Mutzig, à côté de Molsheim, à la Pâtisserie Confiserie Oppé qu’il a reprise il y a quelques années.

A cuisiner en écoutant les Zombies et leur chanson qui fleure bon le printemps

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Vegandise / Chocolat viennois vegan et ses petits sablés gingembre #ikeahack

img_1914Parce qu’il est tout à fait possible de rester gourmand quand on cuisine vegan, et que je tiens mordicus à le prouver sur cet espace d’expression que je me suis auto-accordé,  voici le néologisme 2017 que je lance sous tes yeux ébahis et tes oreilles circonspectes : la  vegandise, alias la gourmandise version vegan (prononce-le comme tu veux, du moment que ça te rend heureux). Parce que l’on catégorise trop vite les végétariens ou végétaliens comme des mangeurs de carottes anorexiques au teint blême, parce que la bonne chair et l’épicurisme sont trop souvent l’apanage des ingurgiteurs de carcasses mortes et de crème fraîche. Parce qu’à défaut d’avoir une mission éblouissante (pouvoir dépolluer l’air, améliorer le système de l’éducation nationale, boucher le trou de la sécu…), je peux au moins participer à redorer le blason des végétaux et te donner envie, à toi curieux lecteur, d’expérimenter à ton tour mes recettes (et qui sait, à force de manger plus de végétaux, moins de graisses saturées, et moins de sucres raffinés, tu dégazeras moins, seras plus futé, iras moins chez le docteur, et j’aurais à ma façon contribué à la dépollution de l’air, à l’éducation de la nation, au rebouchage du trou de la sécu).

Commençons donc tout de suite par du lourd, l’un des monuments de la gourmandise hivernale : le chocolat chaud viennois. J’étais assez dubitative à l’idée de réaliser un chocolat au lait sans lait de vache. Étant moi-même plutôt accroc à ce réconfortant breuvage pour agrémenter les fraîches journées hivernales,  j’ai fais plusieurs essais, me suis servi de mon « expérience » en chocolat chaud lacté, pour parvenir à cette recette qui n’a rien a envier à l’onctuosité et à la gourmandise d’un chocolat chaud classique. Le secret, comme pour tout chocolat chaud, c’est le repos après la première chauffe. #slowlife C’est ainsi que tout l’onctuosité se révèle. Alors non, ce n’est pas un chocolat chaud express que je te propose ici, mais parfois, d’autant plus en hiver, il est bon de prendre son temps pour que les choses se fassent avec le temps qu’elles méritent. Je tiens tout de suite à te prévenir : ce chocolat chaud est différent du chocolat chaud que tu as toujours connu. Ne t’attends pas à retrouver exactement les mêmes arômes alors que l’ingrédient principal (le lait) a été remplacé. Je suis sûre qu’il saura surprendre tes papilles, apprivoiser ton palais, et t’apporter ce revigorant effet que tout chocolat chaud doit apporter à un organisme éprouvé par le froid.

Pour tenir compagnie à ce velouté chocolaté, je te propose ces petits bonhommes sablés aux épices. Merci à Love and lemons pour cette chouette recette ou les saveurs suaves de la cardamone, de la cannelle  et du gingembre se marient à perfection avec la mélasse de sucre de canne. Pour réaliser cette recette, il faut avoir dans son placard quelques ingrédients qui sortent du quotidien mais qui sauront sans souci s’intégrer à de futures réalisations. Ces sablés très sablés et légèrement épicés m’ont fait penser aux PEPPARKAKA que l’on trouve chez Ikea. La nouveauté : l’utilisation de mélasse de canne et de flax seed egg, c’est à dire le remplacement de l’œuf par un mélange de de graines de lin. Oui. C’est possible. La graine de lin moule mêlée à de l’eau chaude se transforme en une espèce de gelée qui s’utilise comme un œuf (Antigone te l’expliquera mieux que moi). J’avais fait un premier essai à nouvel an, et mise à part le fait que je n’avais pas assez broyé mes graines de lin, le résultat était plutôt satisfaisant (autrement dit, le gâteau se tenait. Merci au passage aux confiants cobayes d’avoir dévoré cette nouvelle expérience culinaire). Soyons honnêtes, une pâte à gâteau à base de gelée de graines de lin n’a pas la même tenue qu’une pâte à sablés classique. Il faut un peu plus d’huile de coude pour les réaliser, d’autant plus si, comme moi, tu utilises de la farine sans gluten (double pénalité). Pour autant le résultat en vaut vraiment la chandelle et pour le coup, on ne devine ni à la texture, ni au goût, qu’il s’agit là de sablés santé !

Prêt pour un flot de vegandise sans sucre raffiné ? Mets le son à fond, sors tous les ingrédients, et prépare toi à accueillir Mick Jager dans ta cuisine !

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