Gatsby mood / Le cocktail gin rhubarbe qui fleure bon le printemps

lovelyluckyfactory_cocktail rhubgin_1Si toi aussi tu veux endosser le costume de bartender trendy cette année, alors ce post est pour toi. On ne va pas seulement y concocter un ravissant cocktail frais, gourmand, printanier et pastel. On va aussi surfer sur la mode des spiritueux vintage en savourant notre verre avec l’élégance racée de Roger Moore ou Gatsby le magnifique.

Has been le spritz, so 2016. Ringard le mojito. Aux chiottes le vodka-redbull. Et je ne suis pas la seule à le dire. Pour preuve, cet article de Slate de l’été 2016 qui annonce le grand come back de cet alcool de mémé.

Entre nous, le gin, ça n’est jamais qu’une vodka pomponnée au genièvre et, éventuellement, habillée d’herbes, écorces, zestes et épices ; c’est donc l’allié idéal de tout cocktail plus ou moins farfelu. Et puisque c’est le printemps, saison de ma rhubarbe chérie, autant les marier ensemble pour des noces un tantinet art déco !

*pause culture*

Le gin aurait été inventé par ces alcooliques de hollandais belges (territoire des Pays-Bas bourguignons) au XVIIè siècle. A l’époque, le gin titrait à 50° : c’était surtout un médicament-alcool supposé soulager la goutte et les aigreurs d’estomac. Pour faire passer le goût médiocre, un médecin eut la riche idée de le parfumer au genièvre. Du coup les soldats l’adoptèrent : c’était un alcool pour les hommes les vrais, de ceux qui donnent bien la barre au crâne le lendemain mais au goût somme toute flatteur. C’est quand les anglais traversèrent la Manche pour prendre possession de territoires qui ne leur appartenaient pas qu’ils découvrirent cette fabuleuse boisson desinhibante, qu’ils rapportèrent chez eux. Le gin devint alors la boisson patriotique anglaise par excellence au milieu de XVIIè siècle, et fut distribué aussi bien chez les barbiers, épiciers, geôliers de prison que vendeurs à la sauvette, pour finir par devenir un véritable fléau qui fit de sérieux ravages parmi les travailleurs, les femmes et les enfants  (si !). On finit par légiférer, péniblement, pour sauver la nation. Au XVIIIè siècle, la grande ère du gin était finie. (>> pour en savoir plus).

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La recette que je te propose aujourd’hui provient du site Elle à table. Je l’ai un peu allégée en sucre et en gin pour qu’il tape un peu moins rapidement sur la tête, et en ai surtout fait un cocktail en carafe. C’est à dire un cocktail qui vit sa vie tout seul sur ton buffet : pas besoin d’appeler Tom Cruise pour shaker les glaçons, c’est tout prêt, yaka se servir.

A préparer en écoutant Glenn Miller, un porte cigarette au bout des lèvres :

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Immaculée conception / Brownie-cake #presquevegan au chocolat blanc

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Crédit photo : gaellemarcelphotography

Non, cet article ne va pas traiter religion. Bien qu’une vierge choisie par le Saint Esprit puisse tout à fait mettre en œuvre la recette qu’il recèle pour faire naître un gâteau bienfaiteur et rédempteur.  Seulement, si comme moi, tu n’as jamais compris ce que du chocolat sans cacao pouvait bien bricoler dans un placard de cuisine, voici une recette qui pourra te réconcilier avec le chocolat blanc. Grâce à la conception d’une ravissante pâtisserie immaculée.

Retour sur le cas du chocolat blanc : dans les années 30, un gestionnaire visionnaire de Nestlé propose d’utiliser les surplus de beurre de cacao (une huile végétale issue de la fève de cacao lorsqu’elle est pressée pour obtenir de la poudre de cacao) en les mélangeant à  du lait, du sucre, des arômes et appelle ça du chocolat Galak : sans déconner, on se fout de qui ? J’ai toujours trouvé cela trop sucré, avec l’impression de manger une plaquette de matière grasse même en dégustant des bouchées issues de chocolatiers de renom. Et quand on se penche un peu sur la composition nutritionnelle du chocolat blanc, on réalise le peu d’intérêts qu’il a comparativement à ses frangins noir ou au lait : graisses moyennes, beaucoup de sucre, ni antioxydant ni magnésium (composants qui, soit dit en passant, permettent de déculpabiliser tout croqueur assidu de chocolat).

En partant de ce constat, j’ai voulu dépasser mon manque de foi dans le chocolat blanc. Lui donner une nouvelle vie, préservée de toute souillure du péché originel, en concoctant un gâteau où il apporterait la base de graisses et sucres, compensés par d’autres ingrédients plus « healthy ».  Et voici que le brownie -presque- vegan au chocolat blanc était né. Dans ma cuisine située à 300m à vol d’oiseau de léglise de l’immaculée conception. Sous mes yeux ébahis et agnostiques. Et sous les dents gourmandes de mes joyeux cobayes, au nombre de 3 comme les rois mages, il a été adoubé.

Ce brownie-cake idéal est absolument idéal pour le petit déjeuner paresseux du dimanche, le goûter gourmand du retour du boulot ou pour accompagner un café post-lunch. C’est en lorgnant sur l’alléchante photo du brownie vegan de Maiwenn que j’ai trouvé ma recette de base customisée de manière immaculée. Ici, le chocolat blanc sera utilisé en tant qu’agent sucrant et matière grasse, ce qui veut dire qu’on n’utilisera ni beurre et très peu de sucre en plus du chocolat blanc. Et comme on aime bien préserver les petites bêtes on n’ajoutera ni œufs ni lait (il y en a déjà dans le chocolat blanc) mais on utilisera du tofu soyeux. Le résultat : un cake -presque- vegan et gourmand, où les arômes de vanille, amandes et fève tonka se mêlent généreusement à une génoise moelleuse.

Si tu as envie de lécher l’écran en regardant les photos, saches que les innocentes, lumineuses et superbes photos de ce cake star-d’un-week-end proviennent de la talentueuse Gaëlle dont  la galerie est à découvrir >> ici.

A cuisiner en écoutant l’ode de Ray La Montagne à Meg White (et tout le reste de l’album qui n’est que douceur lactée #cœuraveclesoreilles).

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Crash test culinaire / Le pain pita farci au fromage de noix de cajou

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Oui, tu as bien lu, nous allons faire du fromage aux noix de cajou.

On ne va pas aller traire un troupeau de noix de cajou, non, rassure-toi, mais juste essayer de réduire un peu notre consommation de produits laitiers avec un substitut qui a du goût (et de la gueule. Et de la texture. Bref qui fait le job). Au delà de l’épineuse question de l’impact du lait sur la santé, ce qui me tracasse surtout est de savoir si la vache, la biquette ou la bufflonne ont bien été traitées avant, pendant et après avoir  fourni leur précieux lait. Loin de moi l’idée de chasser les fabuleux Saint Nectaire, Morbier, Munster, Chabichou, Comté, Brie truffé,  Crottin, Tome, Langres, Epoisses, Fourme d’Ambert…. de nos frigos (liste non exhaustive), l’idée est plutôt de trouver des alternatives gourmandes pour en consommer un peu moins régulièrement. Et de procéder à quelques expériences culinaires en passant.

Depuis quelques temps, on voit fleurir çà et là des recettes de fromages végétaux. Cela ne m’avait pas vraiment chatouillé les papilles jusqu’à tomber sur cet article d’Antigone, LA référence vegan-ecolo sur la blogosphère. Je conseille vraiment cette lecture car Antigone documente très bien son article (qui a certes un parti pris très vegan), le ponctue de touches d’humour et surtout y propose plusieurs recettes de fromages végétaux.

Très honnêtement, après plusieurs essais plus ou moins foireux de fromages vegan à tartiner ou fermentés, j’ai décidé d’investir dans une valeur sûre : le fameux livre Fromages Vegan de Marie Laforêt, applaudi par ses lecteurs pour la simplicité des 25 recettes qu’il contient. J’ai ainsi pu obtenir un très bon fromags frais à tartiner qui peut (si, si, je te le jure) remplacer aisément le St Morêt, Philadelphia ou autre fromage frais sans avoir l’impression d’être berné. Pour ce qui est des fromages « fermentés », on repassera. Je n’ai pas encore trouvé d’alternative vegan qui me donne envie de tourner le dos à un bon gros morceau de morbier.

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Du coup, je te montre aujourd’hui comment réaliser de merveilleux pains pitas végétariens, équilibrés, farcis d’ingrédients 100% vegan, pour agrémenter joyeusement tes pique-niques, lunchs et randonnées dans la forêt (ça te changera du jambon-beurre). A cuisiner en écoutant Arch Woodmann.

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Aqua quoi ? La mousse au chocolat à l’aquafaba et tuiles aux amandes #vegan

lovelyluckyfactory_moussechocoaquafaba_3Je t’en parlais déjà ici, l’aquafaba, alias l’eau de pois chiche, c’est l’avenir. Un parfait substitut vegan aux blancs d’œufs. Pour pinuts. Zéro. Pas un kopeck. Parce que l’eau de ta boîte de pois chiche finis d’ordinaire inexorablement au fond de ton évier. Et la, tu peux avoir le pouvoir. Transformer ce rebus protéiné en une merveilleuse, gourmande et bluffante mousse au chocolat. Sans aucun goût de pois chiche. Si. Merveilleux non ?

J’avais déjà lorgné sur la recette de Clotilde sur Chocolate & Zucchini. C’est la minute papillon (newsletter dont je t’ai déjà parlé et à laquelle je te recommande chaudement de t’abonner) qui m’a fait une piqure de rappel.

Le résultat : une mousse ultra-chocolatée, aérienne, fondante, gourmande, qui ressemble à s’y méprendre à une mousse au chocolat classique aux œufs. En étant plus digeste. Tout comme une mousse au chocolat, il te faudra très peu d’ingrédients et de temps pour la réaliser. Une recette parfaite pour cuisinier pressé et alléché à l’idée de convaincre les plus réticents que les vegan ce ne sont pas uniquement des suceurs de graines de courge ou des buveurs de décoctions détox au gingembre.

Et comme j’aime le contraste des textures, j’ai associé ma petite mousse chocolaté à de croquantes tuiles aux amandes elles aussi vegan, à partir de la recette de Anne.

Alors, chiche ?

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Passion polenta / Apéro de polenta croustillante et crème au bleu

lovelyluckyfactory_fritespolenta_3Tu l’as compris, c’est le mois de la polenta par ici. Un peu comme Jeanne d’Arc, je me sens investie de l’absolue nécessité de porter la bonne parole et mieux faire connaître ce merveilleux ingrédient.

Voici une petite recette à avoir en stock pour changer des apéritifs saucisson / cubes de fromage. Des petits bâtonnets de polenta croustillants et chauds qui entrent en contact avec une fraîche et généreuse crème couleur schtroumpf. Le petit plus : avec un peu d’organisation, tout peut être préparé à l’avance pour n’avoir plus qu’à se faire les ongles ou jouer avec le chat avant que tes invités ne débarquent.

N’étant pas franchement partisane de la friture, j’ai fait rôtir mes bâtonnets de polenta au four comme Rabia (blog de gourmandise inventive que je te recommande chaudement). Cela permet d’utiliser un minimum d’huile pour un maximum de croustillant.

Prêt à évangéliser ta cuisine à coups de farine de maïs ? C’est par ici.

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