Les cocktails de l’été / Fruits, sun and calvados

A l’occasion du concours organisé par l’IDAC et Mamie Boude, je me suis amusée à concocter des cocktails au Calvados. Pour tenter ma chance et partir à New York, déjà (il s’agit là du lot mis en jeu pour le lauréat du concours). Pour tester mes compétences en mixologie, aussi. Et parce qu’une merveilleuse émulation amicale s’est mise en route autour de ce projet culinaro-alcoolique. Merci à vous, vous êtes merveilleux et stimulez tellement mes idées culinaires ! Pour découvrir tous les cinglés du calvados qui se sont saoûlés comme moi pour mettre au point leur recette, clique ici >>  #instacalva

Voici donc une série de cocktails normands (à base des arômes pommés du calvados, donc) mis au point avec la sérieuse idée de partir à New York tout en s’amusant à imaginer des cocktails. Oui, le début de l’été 2017 a failli me voir basculer dans l’alcoolisme à force de tester, photographier, ajuster et cracher des recettes de boissons au calvados !

Pour autant la patte fruitée et festive de la lovelyluckyfactory a contaminé ces cocktails : ils se veulent tous globalement  peu chargés en alcool (ou alors on le sent peu), frais, légers et aussi équilibrés que possible entre sucre, fruit et alcool. Je te laisse découvrir, essayer, et me donner ton avis !

A shaker en écoutant Péplum de Sarah W Papsun : summertime is coming up !

SWP

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Le meilleur pâtisser boukrave / Layer cake au citron, ricotta et limoncello

gâteau boukraveUn cake moelleux au citron rafraîchi par une crème fouettée à la ricotta et un glaçage immaculé. Et pour la petite touche alcoolique, le limoncello sera notre meilleur allié. Voici Schlouk. C’est le concurrent que j’ai proposé pour le caniculaire concours du meilleur pâtissier boukrave qui se déroulait ce week end à Metz, à l’occasion du festival de théâtre de rue Hophophop (festival qui permet aux heureux messins qui n’ont pas la chance de pouvoir se rendre aux Eurockéennes, au Mainsquare, au Fringe ou à Avignon, de profiter de rues joyeusement animées et de pièces de théâtre surprenantes à chaque coin de rue).

Le défi : réaliser un cake à l’alcool. Et comme confectionner un layer cake avec une crème qui ne comporte par l’équivalence calorique d’une semaine d’alimentation me chatouillait depuis un moment, j’ai trouvé le parfait prétexte pour participer !

Merci au site de Tre Stelle, une marque de fromages distribuée en Amérique du Nord (le Galbani canadien en quelque sorte) pour m’avoir ouvert la voie de la crème sans beurre. Merci à Pierre Hermé et tous ses disciples pour m’avoir donné accès à cette fameuse recette de cake au citron. Merci à Hophophop pour l’organisation de cet improbable concours. A Alex&Cha pour leur inspiration alcoolique. Et merci à Alexandre Neuveu et son Académie des chefs  pour avoir désigné Schlouk vainqueur en lui offrant un cours de cuisine !

Concernant le gâteau en lui-même, et bien il est haut (et se tient bien), citronné, léger, équilibré, bon (oui, sinon il ne serait pas là voyons, mon objectif n’est pas de gâter tes goûters d’anniversaire !), avec une présence subtile du limoncello. L’alchimie des 3 couches glaçage croquant / cake moelleux / crème fondante fonctionne parfaitement bien d’autant plus si le gâteau est conservé au frais (il y a quand même de la crème fouettée, éviter de le laisser macérer 2h au soleil comme ces illuminés de boukraves) A noter que le Schlouk est tout de même plus adapté à un goûter d’anniversaire qu’à un dessert de fin de repas. Et vu la quantité d’alcool pour imbiber le biscuit, plus à goûter d’adultes que d’enfants (mais j’ai des idées de substituts alors pas de panique).

A cuisiner en écoutant toute la B.O. de Snatch

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Les desserts aux fruits d’été / Crumble PRC Pomme-Rhubarbe-Cerise

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Aujourd’hui, c’est une vraie recette de résistant que je te propose, qui te permettra de dévorer tes fruits d’été en pensant à tes ancêtres alliés ou collabo, coco ou résistants qui rivalisaient d’ingéniosité quand les ingrédients de base venaient à manquer sous les bombardements ou pendant l’occupation. Et parce qu’après la salade de fruits, la tarte aux fruits, le sorbet aux fruits, le clafoutis aux fruits, le miam-ô-fruits, tu auras peut être un peu envie de cuisiner tes fruits avec une haute conscience historique (ou juste avec gourmandise et l’envie de varier).

Pause culture 

Le streusel ou crumble, c’est avant tout une recette  exécutée pendant les périodes de disette, quand ont n’avait plus assez d’œufs pour faire des tartes. Des fruits, du sucre, de la farine et de la matière grasse. Voici tout ce qu’il faut pour confectionner un crumble. (L’utilisation de beurre ou d’amandes de bourgeois modernes n’est pas du tout d’origine.) Concernant l’origine justement, on ne sait pas bien dans quel camp la recette a été inventée. Les anglais revendiquent l’avoir mise au point pendant la 2nde guerre mondiale (crumbly = friable) tandis que les allemands se gargarisent de l’avoir fait  connaître aux alsaciens pendant l’occupation (streusel de l’allemand streuen = étaler-répandre). 

Ma recette de pâte à crumble vient tout droit du Larousse des desserts du demi-dieu de la pâtisserie Pierre Hermé (encore merci Tata-Marraine pour ce fabuleux ouvrage qui est presque devenu ma bible avec le temps). Le crumble, c’est toujours un peu coton à cuisiner et encore plus à servir parce que ça ne se tient pas vraiment et que les parts finissent toujours en charpie dans l’assiette. Pourtant, malgré son côté roots et pas toujours photogénique, c’est un dessert terriblement intéressant parce qu’il associe les textures fondantes des fruits compotés aux croustillant de la pâte à streusel-crumble. La guerre, quel terreau d’inventions !
On ne va pas tourner autour du pot pendant 107 ans : je te livre cette recette plutôt facile à faire en 3 temps, que tu pourras décliner avec tous les fruits qui te passeront sous la main. Seule recommandation : toujours mettre la même quantité de pommes que des autres fruits (ici, j’ai mis la même quantité de pommes que de rhubarbe, et un peu de cerises pour le fun et la touche rouge). Cela permettra à ton crumble de mieux se tenir. Dans ce mode de préparation, les pommes restent toujours un peu plus fermes que les autres fruits, ce qui assure une belle juxtaposition de textures dans la bouche.

A cuisiner en écoutant Summertime de Janis Joplin.

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Hey cherry, tu veux du clafoutis ? / Clafoutis aux cerises #vegan

Lovelyluckyfactory_clafoutisvegan_4Je t’avais déjà parlé du pouvoir bienfaisant du clafoutis ici. Il se trouve qu’entre temps j’ai testé une nouvelle recette, vegan de surcroît, grâce à ces gourmands de France végétalienne. Un clafoutis savoureux, qui se tient fièrement, moelleux, fondant, avec uniquement 7 ingrédients.  Imbattable non ? Vite, saisis-toi de ton échelle, grimpe au cerisier, macule-toi le tee-shirt de jus de fruits en cueillant les cerises et rue-toi en cuisine pour préparer cette petite merveille printanière.

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Alors il y a ceux qui veulent dévorer tranquillement leur clafoutis sans être importuné par de vilains noyaux, et les puristes qui insistent sur le fait que le fruit doit cuire avec son noyau pour garder tout son jus et ses arômes. Personnellement, je suis partisane du moindre effort et laisse mes fruits non dénoyautés. Cela permet d’organiser des concours de crachats de noyaux dans le jardin au moment du dessert.

Si tu veux en savoir un peu plus sur l’étymologie du mot clafoutis qui puise ses origines dans le vieux français clafoutoir / clafoutir / clafouter, tu peux faire un petit tour par ici.

A cuisiner en écoutant Spit it out par The Macchabees.

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La barbare du printemps / Trilogie de tartes sucrées et salées à la rhubarbe

 

Rhubarbe. Du latin rheum barbarum. Littéralement, la plante barbare. Car consommée originellement par les peuples sauvages, non civilisés. Racine d’un grand usage dans la médecine, et à laquelle on attribue des vertus et propriétés extraordinaires. Rien que ça.

Du coup, ta tarte à la rhubarbe extraordinaire, tu la préfères moelleuse et fondante, ou plutôt croquante et acidulée ? Plutôt sucrée, ou salée ? Pour ne pas avoir à choisir, rue toi sur la belle rhubarbe de printemps et concocte l’une de ces 3 recettes gourmandes, simples à réaliser, et qui feront aimer la rhubarbe aux plus réticents.
Oui, parce que l’acidité de notre rhubarbe, on va la neutraliser à coups de bains sucrés.  Parce que cuisiner de la rhubarbe est assez magique : on part d’un légume filandreux (oui, la rhubarbe est classée parmi les légumes), acide, pour obtenir un aliment fondant et savoureux après bain et/ou cuisson. Pour la détendre, la rendre douce et fondante. L’apprivoiser en somme.

En Alsace, on raffole de la tarte à la rhubarbe. Parce que les alsaciens sont parmi les premiers producteurs français. Parce que notre rhubarbe est invulnérable. Elle résiste aux gelées d’hiver et aux canicules estivales. Robustesse qu’elle doit à ses origines tibétaines, mongoles et sibériennes, lieu où les chinois l’ont d’abord trouvée et cultivée pour en faire une plante médicinale. Avant que les anglais ne l’importent dans leurs bateaux au XVIIIè siècle pour définitivement l’adopter, en allant jusqu’à la rebaptiser « the pieplant » : la plante à tarte. On comprend mieux maintenant pourquoi le mariage gin-rhubarbe, so british, fonctionne si bien !

Bourrée de fibres, la rhubarbe contribuerait  à baisser le cholestérol sanguin en embarquant les graisses du bol alimentaires avec elles dans le processus de digestion (d’où l’usage de la rhubarbe dans la médecine chinoise). Elle se veut aussi anti-oxydante, anti-inflammatoire, indiquée en cas de gingivite, bourrée de vitamines et minéraux… Bref, la rhubarbe te veut du bien. Alors, allons-y gaiment !

A cuisiner en écoutant The Smiths, Barbarism begins at home (et tout le reste du merveilleux album Meat is Murder) :

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