Reste ami avec ton jean / Trois fabuleux fondants au chocolat sans beurre et sans reproche

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Cuisiner un moelleux au chocolat gourmand et fondant sans devoir courir marathon dans la semaine qui suit, c’est possible ? Non parce qu’entre nous, charger 1/2 plaquette de beurre, 1 pot de crème ou 6 œufs dans un seul petit moule à gâteau me crève le cœur à chaque tranche (et fatigue dangereusement la couture de mon jean). Voici donc non pas une, mais trois recettes de moelleux très forts en chocolats, aux doses de sucre et matières grasses un peu moins hérétiques qu’un gâteau chocolaté classique. Des recettes qui ne se veulent pas light, mais intelligentes, en utilisant des ingrédients riches en nutriments intéressants (du chocolat noir gorgé de théobromine euphorisante, des amandes débordantes de graisses saines et de vitamines), et qui ne font pas exploser l’indice glycémique (aka la concentration de sucre dans le sang qui suit l’ingestion d’aliments sucrés – et qui est stocké si non utilisé par tes mouvements de gymnaste soviétique ou de hula hoop). Et surtout, argument ultime, il s’agit recettes testées et approuvées par un jury composé aussi bien d’enfants gourmands que d’adultes gloutons : tu peux donc y aller les yeux fermés. Et pourras les cuisiner la conscience tranquille aux ripailleurs que tu aimes mais qui souhaitent rester (ou redevenir) aussi sexy et sveltes que des Dandy Warhols en l’an 2000.

*pause culture*

Le sucre de coco. La nouvelle star des sucres. Même Gwyneth le cuisine, c’est dire. On a donc cédé à la tendance ici aussi. Calmons-nous, il s’agit de sucre. S’il apporte le même nombre de calories que le sucre de betterave, le sucre de coco (extrait de la fleur de cocotier) serait plus intéressant pour notre petit organisme sans pour autant être un aliment miracle.  Cette petite vidéo de 2’50 » l’explique d’ailleurs très bien. Contrairement au sucre blanc dit « vide », le sucre de coco contient quelques vitamines et minéraux, des polyphénols, du potassium et même de l’inuline, une fibre qui agit comme un prébiotique (pour plus d’informations, rendez-vous sur cet article très complet de l’Huffington post). Ce serait aussi et surtout un sucre écolo puisque le cocotier est une plante peu gourmande en eau tout en ayant un rendement supérieur à la canne à sucre. Enfin, le sucre de coco a une saveur fruitée et caramélisée, ce qui le rend très intéressant en cuisine. Pour avoir un aperçu complet de la palettes de sucres qui s’offrent à toi, je te renvoie vers l’article de Victoria de  Mango&Salt.

 

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Homemade granola bar / La barre céréalière des sportifs exigeants

lovelyluckyfactory_granolabar_2Oh toi chevaucheur acharné de poudreuse, coureur décimeur de kilomètres, porteur de fonte en salle de muscu, cet article est pour toi ! On y prépare des barres céréalières raw (aka crues), vegan, bourrées de carburant musculaire et autres bons nutriments pour dépasser toutes tes performances sportives ! Le terme granola désigne tout simplement le mélange d’avoine, d’amandes et de miel que l’on retrouve dans le muesli. Un terme américain bien plus swag que « barre céréalière » !

La première question est : pourquoi s’enquiquiner à fabriquer des barres de céréales alors qu’on peut les acheter toutes prêtes chez Auchian ou Le Clair ? Parce que les biscuits du commerce sont souvent composées d’ingrédients peu recommandables, qui ont tendance à détraquer notre petit corps sur le long terme. Petite liste non exhaustive  :

  • du sirop de glucose-fructose, fabriqué à partir de maïs ou de pomme de terre, pour son fort pouvoir sucrant, le moelleux qu’il apporte aux gâteaux et ses propriétés conservatrices. En soit, à part le fait que ce soit un produit artificiel discount, ce sirop n’est a priori pas néfaste en soi : le fructose est un sucre naturellement présent dans les fruits, le glucose est la molécule que notre corps obtient en digérant la plupart des sucres. Ils sont donc intéressant pour le coup de fouet immédiat qu’il vont apporter avant ta séance de transpiration. Par contre, c’est la consommation trop régulière de fructose qui aurait des impacts néfastes sur le métabolisme, en augmentant le taux de graisse dans le sang, avec pour conséquence l’augmentation de nos petits bourrelets et l’entartrage de nos artères. Autre point notable : la présence récurrente de ces sucres dans notre assiette habitue notre palais à consommer (très) (trop) sucré, ce qui conduit à une accoutumance au sucre. En gros, quelques heures après avoir mangé très sucré, ton corps va spontanément demander à nouveau du sucre. Spirale infernale. Un vrai problème de santé publique aux USA.
  • de la lécithine de soja, un sous-produit du soja, riches en lipides (gras) potentiellement allergène et issu de soja OGM, dont le pouvoir émulsifiant et stabilisant empêche à l’eau et l’huile de se séparer dans ta barre.
  • de l’huile de palme pour le fondant de ton gâteau. C’est l’huile la moins éco-friendly qui existe du fait que sa production détruise les forêts indonésiennes par kilomètres. Solide à température ambiante et très stable, elle assure le fondant de ton encas tout en étant très peu coûteuse.  Bourrée d’acides gras saturés, elle est montrée du doigt depuis plusieurs années car suspectée de contribuer aux problèmes vasculaires (entartrage de tes artères).

Je ne suis pas en train de te dire que l’industrie agro-alimentaire te veut du mal (quoique…)! L’utilisation de tous ces ingrédients permet d’obtenir des gâteaux qui se conservent très longtemps et donc très pratiques. Je tiens seulement à t’éclairer sur le fait qu’il pourrait être bénéfique pour ton petit corps d’alterner barres céréalières du commerce avec barres céréalières maison. Histoire de  ne pas laisser systématiquement laisser une barre de 125g ruiner tous tes efforts de décrassage sportif. Et parce que les barres céréalières maison, c’est super bon !

Petit aparté chrono : quand manger quand on fait du sport ? Idéalement, on ne mange pas avant de faire du sport. Cependant, si le timing l’impose, on concède une petite collation au plus tard 1h avant de se dépenser pour ne pas secouer la machine qui est déjà en plein travail de digestion. Après l’effort physique, l’idéal est de patienter une petite 1/2h avant d’ingurgiter des aliments de bonne qualité nutritionnelle.

Les granola bar que je te propose de préparer aujourd’hui ont plusieurs avantages nutritionnels, à commencer par le fait qu’elles sont crues : l’absence de cuisson va préserver toutes les vitamines des ingrédients qu’on aura utilisés. Et pour faire carburer ou régénérer tes muscles, on ira chercher le sucre dans du miel et des dattes, qui ont l’avantage d’apporter en plus : des vitamines, minéraux, fibres et anti-oxydants (pour préserver la jeunesse de tes cellules !). A noter que le miel, véritable booster d’immunité, est lui aussi riche en glucose et fructose, c’est pour cela qu’on n’en abusera pas dans la recette. C’est d’ailleurs le mélange miel-dattes mixés qui va faire tenir nos barres ensemble. C’est dans cette base que tu ajouteras tout ce que tu as de bon dans tes placards :

  • des céréales pour les glucides lents qui vont te permettre de tenir sur le long terme sans coup de barre ou de reconstituer tes stocks après l’effort : de l’avoine aussi riche en bons acides gras et  fibres, du quinoa soufflé pour ses protéines de haute qualité et ses nombreux nutriments
  • des graines pour le croquant, la couleur et leurs qualités nutritives : graines de courge, de lin, de sésame, de chia…
  • des fruits séchés pour leur sucre immédiatement disponible et encore leurs nutriments : cranberries, raisins, goji, mûres…
  • des fruits à coque pour leur croquant et leurs bonnes graisses (encore elles !): noix, amandes, noisettes…

A cuisiner en se motivant pour sa prochaine séance de transpiration, en écoutant Jet :

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Perfect winter couple / Velouté de panais & courge butternut rôtie au curry

veloute-panais_lovelyluckyfactory-wordpress-com_3Le panais, c’est un de ces nouveaux-anciens légumes dits « oubliés » qui font leur grand come back après des décennies d’oubli, remis au goût du jour par les AMAP, Ruches qui disent oui et autres circuits courts. Parce que les industriels  de l’agroalimentaire lui ont longtemps préféré les saveurs plus commerciales d’autres légumes. Parce que c’était un légume fourrager, ou pire, de  päcksa (pour les non-alsaciens, je vous recommande ce très pratique dictionnaire alsacien). Pour ma part, je dirais que ce bon petit panais est une espèce de grosse carotte albinos, un peu filandreuse, qui permet de varier joyeusement les assiettes en hiver ou de préparer un céleri rémoulade sans céleri (que les allergiques lèvent la main). Oui, car le panais a aussi l’avantage de pouvoir être dévoré cru. Merveilleux, non ?

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Crédit photo : karcajou.com

Aujourd’hui je te propose de le cuisiner dans un velouté tout doux, très réconfortant, accompagné d’une autre copine d’hiver : la courge butternut. Le panais mouliné et la butternut rôtie au cumin et sumac forment un très joli couple, pour une assiette très saine avec un beau contraste de couleurs, de textures et de saveurs. Je t’avais expliqué la technique pour rôtir tes légumes au four ici. Depuis, je continue à cuire un peu tout ce qui me passe sous la main de cette manière, tant je trouve la technique simple, savoureuse, rapide et saine.

Prêt à marier une racine moulinée et une courge rôtie ? C’est par ici. A cuisiner en écoutant Perfect couples de Belle & Sebastian :

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Let’s geht’s los ! Les petits gâteaux de Noël

lovelyluckyfactory_bredele_1Aujourd’hui, on cause et on cuisine traditionnel avec les incontournables et tellement alsaciens Bredle / Bredala / Weinachtsbredele – prononcer [prééétla] ou [préééétala] alias les gâteaux de Noël. Oui, parce que selon ta provenance (Bas-Rhin, Haut-Rhin, Moselle Est, ailleurs) tu ne prononceras pas ce mot magique de la même manière. C’est d’ailleurs un excellent moyen pour un  alsacien pure souche de savoir si tu fais partie de sa guilde ou non !

*pause culture*

Le Bredele est une espèce de frénésie qui saisit tous les alsaciens expatriés ou non pendant les semaines qui précédent Noël. Il fait froid, tout le monde reste au chaud et on s’occupe en confectionnant des boîtes entières de gâteaux à offrir et dévorer à Noël. C’est une espèce de concours entre ceux qui en feront le plus, ceux qui les décoreront le mieux, et au final on se retrouve tous avec des petits paquets de gâteaux faits par les tatas, les copines, les mères des copines… histoire de poursuivre l’orgie de Noël tout seul chez soi avec un thé ou un chocolat chaud. C’est une véritable tradition séculaire en Alsace, puisqu’on aurait retrouvé le long du Rhin des moules à bredele en bois sculpté et en terre cuite datant du XIVe siècle.

Après, un peu comme pour tout ce qui se trouve en Alsace, les allemands ne sont pas étrangers  à cette spécificité régionale : Bredele est un diminutif du mot allemand « Brot » (Brod en langue germanique ancienne) qui signifie « pain » ou toute nourriture à base de farine et cuite au four. Ce sont donc littéralement des « petits pains ». Leur caractéristique commune reste leur petite taille, puisqu’elle ne dépasse pas 3-4 cm en hauteur, largeur ou diamètre (à moins que tu ne sois un gros gourmand et que tu en façonnes des immenses).

La mode du bredele commence vraiment à déferler dans  les chaumières alsaciennes à partir du XVIIIe siècle : le sucre de canne débarque en Europe et stimule la créativité des boulangers, Napoléon autorise la vente de sucre blanc en épicerie (jusqu’alors réservé aux pharmacies), la production de farine et de beurre augmente et rend ces denrées plus accessibles, l’Europe dispose désormais de ses propres cultures d’amandiers ce qui permet de populariser la pâtisserie et autorise toutes les fantaisies et des déclinaisons infinies de petits gâteaux. Traditionnellement fabriqués pendant la période de l’avent, les bredele servaient à décorer le gâteau et devenaient des présents le jour de Noël (rappelons qu’à l’époque les têtes blondes pouvaient déjà s’estimer heureuses avec 2 oranges et 4 bredele à Noël #lestempschangent)

Si tu veux en savoir encore plus sur l’origine des Bredele je t’invite à te promener ici, ou encore .

lovelyluckyfactory_bredele_2Faire des bredele implique de disposer d’emporte-pièces. Sur cette question, il y a les outils classiques (les étoiles, les sapins, les lunes), mais il y a sur la toile une merveilleuse offre d’outils très très très funky donc n’hésite pas à te faire plaisir et à les amasser pour varier les formes.

Assez causé, passons en cuisine.

Mets le son à fond, nettoie ton plan de travail, dégaine ton rouleau de pâtisserie, enfile ton tablier et débrouille-toi pour avoir quelques heures devant toi. Je te conseille aussi d’inviter des amis et même des enfants chez toi pour organiser un « atelier bredele », en étant conscient que ta cuisine ressemblera à un champ de mine fariné après cette bataille.

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La cuisine des alcooliques / Le cake au vin blanc

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Tu cherches une bonne excuse pour ouvrir une bouteille de vin après une éreintante journée de travail ? Alors ce post est pour toi. Oui, parce que nous allons picoler ensemble. Il faudra juste que tu penses à réserver un grand verre de blanc pour justifier ta grise mine le lendemain au bureau quand tu arriveras fièrement avec ton joli cake blond. Et que tu choisisses un vin de qualité dans ton humble cave (évite le cubi si tu veux que ton cake et ton haleine aient une bonne saveur). J’en profite pour préciser tout de suite que ce cake n’a pas du tout un parfum de piquette, l’alcool a tout le temps de s’évaporer pendant la cuisson. L’association des arômes vin-épices-citron constitue une alchimie intéressante, très douce et parfumée, dans un cake à la texture aérienne. D’ailleurs si tu veux t’amuser à faire des dégustations à l’aveugle, tes cobayes auront certainement des difficultés à identifier les ingrédients.

Le cake au vin est un met assez fréquent en Alsace. C’est une recette rapide et économique, parfaite pour le goûter ou le petit déjeuner. Non pas que les alsaciens ne sachent pas quoi faire de leurs fonds de bouteilles ou cherchent à picoler à longueur de journée, c’est juste qu’ils adorent magnifier leurs fabrications territoriales à coups de pâtisseries caloriques et gourmandes (#paysdesépicuriens #ilovealsace), lutter contre la dépression, allonger leur espérance de vie, entretenir leur vue et rester mince (#articlealcoolophile).

A cuisiner en écoutant Lescop / David Palmer (parce que David Palmer est à coup sûr un aficionados de la cuisine arrosée).

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