Immaculée conception / Brownie-cake #presquevegan au chocolat blanc

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Crédit photo : gaellemarcelphotography

Non, cet article ne va pas traiter religion. Bien qu’une vierge choisie par le Saint Esprit puisse tout à fait mettre en œuvre la recette qu’il recèle pour faire naître un gâteau bienfaiteur et rédempteur.  Seulement, si comme moi, tu n’as jamais compris ce que du chocolat sans cacao pouvait bien bricoler dans un placard de cuisine, voici une recette qui pourra te réconcilier avec le chocolat blanc. Grâce à la conception d’une ravissante pâtisserie immaculée.

Retour sur le cas du chocolat blanc : dans les années 30, un gestionnaire visionnaire de Nestlé propose d’utiliser les surplus de beurre de cacao (une huile végétale issue de la fève de cacao lorsqu’elle est pressée pour obtenir de la poudre de cacao) en les mélangeant à  du lait, du sucre, des arômes et appelle ça du chocolat Galak : sans déconner, on se fout de qui ? J’ai toujours trouvé cela trop sucré, avec l’impression de manger une plaquette de matière grasse même en dégustant des bouchées issues de chocolatiers de renom. Et quand on se penche un peu sur la composition nutritionnelle du chocolat blanc, on réalise le peu d’intérêts qu’il a comparativement à ses frangins noir ou au lait : graisses moyennes, beaucoup de sucre, ni antioxydant ni magnésium (composants qui, soit dit en passant, permettent de déculpabiliser tout croqueur assidu de chocolat).

En partant de ce constat, j’ai voulu dépasser mon manque de foi dans le chocolat blanc. Lui donner une nouvelle vie, préservée de toute souillure du péché originel, en concoctant un gâteau où il apporterait la base de graisses et sucres, compensés par d’autres ingrédients plus « healthy ».  Et voici que le brownie -presque- vegan au chocolat blanc était né. Dans ma cuisine située à 300m à vol d’oiseau de léglise de l’immaculée conception. Sous mes yeux ébahis et agnostiques. Et sous les dents gourmandes de mes joyeux cobayes, au nombre de 3 comme les rois mages, il a été adoubé.

Ce brownie-cake idéal est absolument idéal pour le petit déjeuner paresseux du dimanche, le goûter gourmand du retour du boulot ou pour accompagner un café post-lunch. C’est en lorgnant sur l’alléchante photo du brownie vegan de Maiwenn que j’ai trouvé ma recette de base customisée de manière immaculée. Ici, le chocolat blanc sera utilisé en tant qu’agent sucrant et matière grasse, ce qui veut dire qu’on n’utilisera ni beurre et très peu de sucre en plus du chocolat blanc. Et comme on aime bien préserver les petites bêtes on n’ajoutera ni œufs ni lait (il y en a déjà dans le chocolat blanc) mais on utilisera du tofu soyeux. Le résultat : un cake -presque- vegan et gourmand, où les arômes de vanille, amandes et fève tonka se mêlent généreusement à une génoise moelleuse.

Si tu as envie de lécher l’écran en regardant les photos, saches que les innocentes, lumineuses et superbes photos de ce cake star-d’un-week-end proviennent de la talentueuse Gaëlle dont  la galerie est à découvrir >> ici.

A cuisiner en écoutant l’ode de Ray La Montagne à Meg White (et tout le reste de l’album qui n’est que douceur lactée #cœuraveclesoreilles).

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La cuisine de mi-saison / Le décadent brownie choco-café-marron

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La cuisine de mi-saison, c’est un peu comme les tenues de mi-saison : on a envie de porter des petites choses légères, de courir pieds nus sur la pelouse, de renaître à coups de plats pleins de verdure et de vitamines pour être léger comme un bourdon qui butine…. Mais la réalité, c’est qu’il caille encore, qu’il faut encore garder ses pulls et bottines encore quelques semaines et continuer à manger des aliments roboratifs pour encore lutter contre le semi-froid.

Pour cela, je te propose ce merveilleux et décadent brownie à triple saveur. Rien que ça. Il sera parfait pour accompagner ton café / ou thé en terrasse en plein mois d’avril, car la concentration de douces calories superposées en plusieurs couches craquantes, fondantes puis moelleuses, te réchauffera la bouche, le ventre et le cœur.

D’après une recette de Pâtisserie ! de Christophe Felder, le chef pâtissier alsacien qui a révolutionné la pâtisserie parisienne et française en travaillant chez Fauchon et au Crillon… D’ailleurs, si tu passes près de Strasbourg,  pense à t’arrêter Mutzig, à côté de Molsheim, à la Pâtisserie Confiserie Oppé qu’il a reprise il y a quelques années.

A cuisiner en écoutant les Zombies et leur chanson qui fleure bon le printemps

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Bondieuserie / Le lamala de Pâques

lovelyluckyfactory_lamala_9 copieEt si cette année à Pâques, plutôt que de sacrifier un joli petit agneau, tu en fabriquais un de tes blanches mains ?

Cela te permettra de perpétuer l’immuable tradition chrétienne (ou juive, selon le cas) sans effusion de sang. De racheter tes péchés (et tous ceux de tes semblables) en sacrifiant une  innocente génoise immaculée. De commémorer la résurrection du messie à coups de tranches de biscuit doux, moelleux et délicatement parfumé.  De te rappeler la docilité de l’homme devant la volonté du tout-puissant avant de réaliser un mini-holocauste d’agneau dans ton four. Bref, de fêter Pâques.

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Le sacrifice d’Isaac – Le Caravage – 1603 – source

Pour ainsi fêter Pâques sans barbarie, il te suffira d’enfiler ton tablier et de casser quelques œufs. Oui, puisqu’à la base, cuisiner des tas de gâteaux à Pâques permettait d’écouler une partie des stocks d’œufs non consommés pendant le carême (d’où la symbolique des œufs en tous genres à Pâques, tu l’auras compris). Toutes les excuses sont bonnes pour cuisiner. Ainsi les italiens dévorent une Colomba di Pasqua et les auvergnats une bonne grosse Pogne de Romans. En Alsace, on reste très premier degré en fabriquant des  lamala (littéralement « petit agneau »). Il s’agit d’une génoise moelleuse, légère et nuagesque, cuite dans un moule en forme d’agneau. Ce qui donne toujours des sueurs froides au cuisinier au moment du démoulage, puisque le moule en céramique composé de 2 parties rend généralement la délivrance assez coton (l’agneau ne va-t-il pas perdre une oreille en sortant de sa coquille de terre cuite ??). Toujours est-il que cette petite merveille de légèreté, parfumée au citron ou au kirsch pour les alcooliques qui s’assument, est tellement affectionnée en Alsace qu’on lui a dédié un site web. Il ne te reste donc plus qu’à faire chauffer ton four pour inviter tes papilles à un voyage initiatique digne de la traversée de la mer Rouge.

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A cuisiner en se mettant dans la peau d’une immaculée et généreuse Sugar Mama avec Keren Ann :

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Dolce vita / À la recherche de l’Amaretti parfait

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L’amaretti, c’est un peu une contradiction concentrée à l’intérieur d’un macaron. A la fois croquant à l’extérieur et tendre à l’intérieur. Avec une vraie saveur d’amande sans être trop prenante. Sucré comme un macaron mais pas trop non plus. Un équilibre franchement délicat à trouver. En Italie, on en trouve à peu près partout mais tous ne se valent pas. Une valeur sûre : ceux vendus à l’unité, emballés individuellement dans un petit papier coloré, stockés dans de grands bocaux en verre sur les comptoirs des petites échoppes de quartier.

Il y a deux façons d’aimer les amaretti : la version croquante qu’on trouve notamment en Lombardie, et la version moelleuse sarde. C’est celle là qui a ma préférence. Je me suis cassé les dents sur un certain nombre de recettes qui aboutissaient à de vilains amaretti secs et croquants, alors que tout ce que je voulais, c’était de la douceur, de la mollesse, de la tendresse.

La recette ultime, je l’ai réalisée à partir de celle de Manu et son Manu’s menu.

Seulement, l’astuce pour obtenir des amaretti moelleux, c’est de moudre ses amandes soi-même. La poudre est plus grasse, plus savoureuse, ce qui assure tout la réussite de la recette. Entre nous, si tu n’es pas équipé d’un robot-allemand-high-tech-chauffant-tournant à la vitesse d’une centrifugeuse industrielle qui coûte un rein (ou d’un moulin quelque part dans ton domaine), il devient périlleux d’obtenir une poudre d’amande fine.

En bonne élève, j’ai tout de même essayé la version « tradi » en réduisant mes amandes en poudre à l’aide du robot-high-tech-chauffant… qu’une bonne âme m’aura laissé utiliser (essuyant au passage quelques sueurs froides au moment où le bol a chuté par terre lors du lavage – j’aurais mieux fait de le laisser sale, ça m’aurait évité des palpitations cardiaques et d’envisager de débloquer mon PEL pour la rembourser) . Puis j’ai testé une version « loubard » en mêlant purée d’amandes et amandes déjà moulues, qui permet de zapper l’étape robot allemand-sueur froide-prix d’un rein en obtenant, tu l’auras compris de merveilleux et moelleux  petits amaretti dont la saveur amandée-sucrée explosera dans ton palais pour un intense et savoureux moment de réconfort.

Maintenant que je tiens la suprême recette des amaretti traditionnels, il me tarde de tester la version citronnée d’Un déjeuner de soleil.

A cuisiner en écoutant les cuivres chaloupés de Hold your horses.

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L’heure du goûter / Cookies pommes et tonka

lovelyluckyfactory_applecookies_3Tu as envie de faire un petit cadeau gourmand et réconfortant à des amis entre deux cartons de déménagement ? D’offrir un joli paquet de douceurs confectionnées maison à quelqu’un qui t’es cher ? Alors voici le simplissime mode d’emploi pour confectionner en 20min chrono des petites bouchées délicieusement moelleuses, délicatement parfumées de tonka et décorées de jolies lamelles de pommes fondantes. C’est en fait une base de pâte de cookies déclinable à l’infini que je te propose. Aujourd’hui c’est pommes et tonka, demain ça pourra être noix de pécan et pépites de chocolat, après demain pistaches et cranberries. Bref tu l’as compris, the sky is your limit !

*pause culture*

La fève tonka, kesaquo ? C’est tout simplement la graine des fruits qui poussent sur le  teck brésilien que l’on connaît plus pour son bois. En cuisine, elle s’utilise râpée comme une noix de muscade : se révèlent alors de chaudes et puissantes saveurs de vanille et d’amande. Les arômes de tonka sont d’ailleurs beaucoup utilisés dans la cosmétique et la parfumerie. En cuisine, elle parfume à merveilles les gâteaux les plus basiques. Et à mon humble avis, créé une ravissante alchimie quand elle est associée à la pomme. C’est une épice un peu cher aussi hésiteras-tu à en acquérir. Je peux simplement te dire qu’étant donné les doses homéopathiques avec lesquelles tu l’utiliseras au vu la puissance de ses arômes, ton achat deviendra vite un investissement pour parfumer tes gâteaux pour les 2 prochaines années ! Pour plus d’infos, rendez-vous sur l’article complet de Foodavenue.

A cuisiner en écoutant le folk-blues artisanal des White Stripes :

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