Mytho meatballs round #2 / Wraps colorés aux falafels de patate douce & lentilles corail, houmous de betterave et petits légumes croquants [vegan]

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Je ne sais pas pour toi, mais cuisiner des patates douces, ça me met dans de joyeuses dispositions. Parce que c’est un peu exotique, un peu sucré, coloré et tarabiscoté. Que ça ne se livre décemment dans une assiette qu’avec un minimum de façonnage. Et comme on ne sait pas vraiment si les papa sont originaires d’Amérique du sud ou d’Asie, je te propose de les cuisiner en faisant un grand écart pacifique : Maya Girls chanté par Bangkok (on dit merci à K. & X. pour leurs playlists chaloupées).

Je t’avais déjà raconté ici comment confectionner de merveilleuses mytho meatballs,  parfaites pour enfumer (et sustenter) les carnivores les plus réticents. Aujourd’hui, je te propose d’autres super boulettes pour booster et colorer tes repas d’automne/hiver. Des falafels oranges de gourmandise, que l’on va dévorer en wrap, mais que l’on pourra tout aussi bien engloutir avec une salade, une poêlée de légumes, ou tout ce qui te passera par la tête. Constitués de patate douce et de lentille corail, ces boulettes-falafels  sont doublement oranges, parfaitement nutritifs (voir mon laïus sur « comment manger des protéines sans manger de la viande), ultra-savoureux et moelleux.

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La liste des courses

Pour les boulettes (je me suis inspirée de la recette d’Amélie)
  • 120 grammes de lentilles corail crues
  • 125 grammes de patate douce crue et râpée
  • 1 échalote
  • 1 gousse d’ail
  • 1 cuillère à café de gingembre frais râpé (à défaut, du gingembre en poudre fera parfaitement le job)
  • 1 pointe de couteau de piment en poudre
  • sel
Pour l’houmous de betterave (d’après une recette d’Edda)

PS : tu auras du rab, beaucoup de rab de houmous pour faire des apéros-dip et d’autres merveilleuses choses (voir en bas d’article). Si tu n’en as besoin que pour tes wraps aux bouboules, je te conseille de diviser les proportions par 2.

  • une petite boîte de pois chiches égouttés  (= environ 250g de pois chiches)
  • 1 betterave cuite et pelée, coupée en gros morceaux
  • 1 gousse d’ail
  • 1 cuillère à café de tahin (pâte de sésame)
  • le jus d’1/2 citron
  • une  pincée de coriandre en poudre
  • un filet d’huile d’olive
  • sel, poivre
Pour les wraps
  • galettes de maïs ou blé
  • petits légumes : concombre en julienne, poivron finement tranché, oignon rouge émincé, tomate concassée…

La recette

La veille, immerger les lentilles corail dans un bocal d’eau et préparer l’houmous. Pour cela, mixer tous les ingrédients de l’houmous avec un mixeur plongeant ou au blender pour obtenir un mélange homogène. Réserver au frais.

Le jour J, égoutter et rincer les lentilles. Cela les aura déjà ramollies, mais aura également pour vertu d’améliorer la disponibilité des nutriments, réduire le temps de cuisson et faciliter leur digestion. Pour tout savoir sur les bienfaits des légumineuses,  n’hésite pas à aller écouter la joyeuse brigade de François-Régis Gaudry qui te donnera envie de cuisiner toutes les haricots et lentilles qui te passeront sous les yeux.

Tandis que le four préchauffe à 210°C, verser les lentilles égouttées dans le bol d’un mixeur. Ajouter l’ail et l’échalote épluchées et grossièrement coupées, le gingembre, le piment et une pincée de sel. Mixer jusqu’à obtenir un mélange homogène. Ajouter la patate douce râpée et mélanger (ne plus mixer : on veut garder les copeaux de patate douce entiers). Former des boules de la taille d’une balle de golf et les déposer sur la plaque du four recouverte de papier sulfurisé.

Enfourner pour 25 minutes environ, jusqu’à ce que les boulettes soient dorées (ne pas hésiter à en ouvrir une pour vérifier la cuisson à cœur : le temps de cuisson varie selon la taille des boules. Sortir du four et laisser refroidir. Nos boulettes se dévorent aussi bien chaudes que tièdes.

Pendant la cuisson des boulettes, laver et détailler les légumes.

HowToWrap

Schéma : tumaros.com

Puis préparer les wraps : tartiner chaque galette de blé/maïs d’houmous, déposer 2-3 boulettes et une farandole de petits légumes. Rabattre un des côtés de la galette et rouler le wrap. Le dévorer de suite ou le faire tenir en le roulant dans un papier journal/kraft/sulfurisé maintenu par une ficelle.

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Et pour continuer l’explosion de couleurs sur ton plateau repas, l’houmous de betterave sera ton meilleur allié de tartinade !

 

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Scrupules lactés / Lait d’amande maison, chaï tea latte et cookies moelleux à l’okara [vegan]

ALMOND MILK

Le lait végétal, une excellente alternative aux laits animaux pour la cuisine de tous les jours ?

A priori, s’envoyer de temps en temps un verre de lait d’amande ou d’avoine à la place du lait classique permet de soulager les pis de vaches, secourir les intestins fragiles et varier les apports nutritionnels. Wonderful ! Seulement, s’il y a une grande polémique paranoïaque autour du lait de vache qui amène à se demander si on ne s’empoisonne pas à chaque bouchée de camembert, on n’est pas complètement serein pour ce qui concerne les laits végétaux non plus. Le lait de soja est soupçonné d’être une cochonnerie de perturbateur endocrinien. Le lait d’amande serait une aberration écologique (de la poudre d’amande californienne mixée avec de de l’eau, mise en brique et transportée de par le monde...).  La noix de cajou explose les compteurs avec une empreinte carbone complètement folle : les fruits sont cultivés en Afrique (la Côte d’Ivoire est le premier producteur mondial), transitent par le Brésil pour être écossés, avant de revenir sur nos étals. #cajouvoyageuse

Bon, on peut vraisemblablement se consoler avec les laits d’avoine, de noisette et d’épeautre qui sont fabriqués avec des céréales ayant parcouru moins de 10 000 km pour rejoindre tes placards.

Une fois qu’on a dit tout ça, on se demande comment coupler veganisme et bon sens sans pour autant se retourner le cerveau en faisant ses courses. Une solution consisterait finalement à consommer tous ces laits intelligemment, avec parcimonie et en variant.  Se régaler de temps en temps de fromage au lait de vache tout en faisant travailler les laiteries et en risquant d’avoir mal au ventre pour les plus fragiles. Participer à pourrir la planète en consommant un peu d’amandes et des noix de cajou du bout du monde, mais pas trop parce que c’est ultra-riche et que ça coûte une fortune, mais un peu quand même parce que c’est plein de bons nutriments pour le corps. Faire fonctionner le commerce local en achetant du lait d’avoine européen ou de noisettes turques, en admettant qu’ils proviennent peut être de sols un peu souillés.

L’expérience écolo-vegan que je te propose aujourd’hui ? Te prendre pour La Laitière de Vermeer : fabriquer ton propre lait d’amande avec une facilité déconcertante (plus écolo et tellement plus ludique que la brique du supermarché), et utiliser les reliquats du lait (la pulpe d’amandes aka l’okara), pour concocter de délicieux cookies moelleux et vegan. Rien ne se perd.

Allez, enfile ton tablier et lance Massive Attack. Oui, tu connais sans nul doute ce morceau issu de ce cultissime album. Mais clique quand même sur play et ferme les yeux. Tu avais oublié à quel point cette mélodie amniotique était aussi douce pour les oreilles qu’un verre de lait chaud qui dévalerait délicatement dans ton gosier.

 

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Mytho meatballs / Spaghetti bolognaise cruelty free aux boulettes de courgette & pois chiches [vegan]

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Septembre oblige, je te propose de réviser tes classiques. En commençant par remonter le long du fleuve Léthé. Ce cours d’eau aux portes des enfers, est dans la mythologie grecque le passage obligé des âmes destinées à retrouver la terre ferme pour retourner habiter un nouveau corps. Avant de se réincarner, elles buvaient l’eau du Léthé pour oublier tout ce qu’elles savaient de leurs vies antérieures. Amnésie. Paf. Tout oublier pour mieux recommencer. Les affreux méfaits commis. Les souvenirs insoutenables et merveilleux. Les plus belles choses apprises. Les fondamentaux. Tout. Notamment le fait qu’un animal peut connaître la souffrance, et qu’on peut trouver des protéines ailleurs que dans la chair. Ailleurs que dans l’élevage intensif de bestioles qui vivent si fréquemment une vie de misère et de souffrance avant d’être mécaniquement tuées. d’être découpées, dépiotées par des esclaves humains transformés en zombies, machines vivantes qui travaillent trop souvent dans de tristes conditions. Si bien qu’ils oublient parfois toute leur humanité. Fermant les yeux et appliquant des protocoles souvent parfaitement légaux et pourtant cruels. Tentant de survivre dans un univers où leur mission consiste à empêcher l’autre de survivre, en restant le plus indifférent possible. En faisant trop souvent souffrir un autre être vivant qui lui non plus n’a rien demandé.

Ok, tu commences à me trouver pénible avec mon discours bien pensant (imbibé de mon récent visionnage du fameux film Okja qui m’aura vaillamment rappelé pourquoi j’ai arrêté de manger de la viande). J’aimerais juste chatouiller ton empathie. Pour l’espèce humaine ou animale, je m’en fous. Juste te motiver à acheter un pack de viande hachée en moins cette semaine pour le remplacer par mes mythologiques meatballs mythomanes. Parce que mes bouboules, elles sont bourrées de protéines et font largement le poids face à des boules de chair, nutritivement,  gustativement et digestivement parlant. Et surtout parce qu’elles n’ont fait hurler aucun veau arraché à sa mère dans la minute qui suit sa naissance, fait paniquer aucun cochon pendant la descente dans le tunnel à CO2, envoyé aucun poussin au broyeur parce qu’il avait eu le malheur de naître mâle. Parce qu’elles peuvent aussi bien finir en bolognaise vegan que dans un wrap. #multipass. #crueltyfree

Allez, fini la bonne morale, parlons bons nutriments et bon sons. Recette à concocter en écoutant They are night zombies de Sufjan Stevens :

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Rang-trait / Overnight porridge, bonnes résolutions et lutte anti-demeteriose [vegan + raw]

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Ça y est, est venu le temps d’abdiquer. De rentrer dans les rangs. De se remettre complètement et assidûment à tous les projets qui ont gentiment flotté pendant l’été parce qu’untel était en congés, parce qu’un autre t’attendait en terrasse pour profiter des rayons du soleil, parce que c’était trop bon de profiter du soleil pendant l’heure du déjeuner.
C’est l’heure de tirer un trait sur ces longues, chaudes et belles soirées d’été, où tu sors du cinéma en t’exclamant « mais il fait encore jour !! », où recherches la fraîcheur dans les sentiers d’une forêt, où la gourmandise se trouve en haut d’une échelle plantée contre un mirabellier.
Enfin, entendons-nous, il s’agit d’une rang-trait temporaire, de quelques mois, jusqu’à ce que redémarre le merveilleux cycle des jours qui s’allongent et des températures qui grimpent .
En attendant, pour ne pas te laisser la demeteriose te ronger (aka la déprime de fin d’été qui saisit tous les ans la déesse Demeter quand sa fille Perséphone repart pour 6 mois dans le royaume d’Hadès), profite de cette rentrée dans les rangs pour adopter de belles et gourmandes habitudes. Pour compenser la disparition progressive de la lumière par de bonnes vitamines boosteuses d’organisme.

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Hey cherry, tu veux du clafoutis ? / Clafoutis aux cerises #vegan

Lovelyluckyfactory_clafoutisvegan_4Je t’avais déjà parlé du pouvoir bienfaisant du clafoutis ici. Il se trouve qu’entre temps j’ai testé une nouvelle recette, vegan de surcroît, grâce à ces gourmands de France végétalienne. Un clafoutis savoureux, qui se tient fièrement, moelleux, fondant, avec uniquement 7 ingrédients.  Imbattable non ? Vite, saisis-toi de ton échelle, grimpe au cerisier, macule-toi le tee-shirt de jus de fruits en cueillant les cerises et rue-toi en cuisine pour préparer cette petite merveille printanière.

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Alors il y a ceux qui veulent dévorer tranquillement leur clafoutis sans être importuné par de vilains noyaux, et les puristes qui insistent sur le fait que le fruit doit cuire avec son noyau pour garder tout son jus et ses arômes. Personnellement, je suis partisane du moindre effort et laisse mes fruits non dénoyautés. Cela permet d’organiser des concours de crachats de noyaux dans le jardin au moment du dessert.

Si tu veux en savoir un peu plus sur l’étymologie du mot clafoutis qui puise ses origines dans le vieux français clafoutoir / clafoutir / clafouter, tu peux faire un petit tour par ici.

A cuisiner en écoutant Spit it out par The Macchabees.

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