Zouk caribo-sibérien / Tarte vegan coco-rhubarbe

TARTE RHUBARBE VEGAN-4Dame Rhubarbe et moi, nous entretenons une relation sentimentale extraordinaire. Ceci n’est pas un scoop. J’ai déjà exprimé mon amour inconditionnel pour cette barbare originaire des steppes russes ici, ici, et . Sucrée, salée, en compote, à croquer ou à boire, la rhubarbe c’est un peu le kiff d’avril à septembre. Cette année, après l’avoir travaillée en théorème géométrique, puis en cocktail girly so 2017, Miss R. et moi avons décidé de basculer du côté vegan de la force. Elle m’a réclamé de la chaleur. A avoué ses envies d’ailleurs. Et nous voilà avec une rhubarbe aventureuse qui danse un zouk endiablé avec de la coco suave. Ne grimace pas, c’est aussi croquant que fondant. L’alchimie et l’équilibre des saveurs et textures est superbement délicat. De plus, cela te permettra de recycler tes rondins de rhubarbe à cocktail du samedi soir en sage et gourmande tarte du dimanche.  Le résultat : un succulent goûter-dessert aussi croquant que fondant, sans chatouiller le moindre pis de vache ou solliciter de cucul de poupoule.

Pour la pâte à tarte et  la globalité de cette recette, je suis repartie de ma merveilleuse  tarte décadente à la cacahuète (mon best de cet hiver pour toutes les tartes sucrées) et pour le traitement de Mademoiselle R., disons merci à ma recette de cocktail rhubarbe-citron. C’est une recette qui se réalise en 2 étapes (1- rhubarbe la veille 2-pâte et tarte le lendemain). L’immense avantage de cette tarte est qu’elle garde ses différentes textures croquant-fondant plusieurs jours, ce qui permet de faire durer le plaisir (et d’en faire profiter les copains le lendemain).

A cuisiner de préférence de nuit où la chaleur du four est plus supportable qu’en pleine journée de canicule, en écoutant Pools de Glass Animals (et tout le reste de ce fabuleux album chaloupé) : 

LA LISTE DE COURSES

Pour la pâte à tarte vegan et sablée à souhait  (recette originale de Maya & Masha sur  Golubka Kitchen)

  • 1 cuillère à soupe de graines de chia
  • 3-4 cuillères à soupe d’eau froide
  • 120 mL d’huile de coco à température ambiante (solide), coupée en carrés d’environ 2 x 2 cm
  • 200mL de flocons d’avoine
  • 120 mL d’amandes en poudre
  • 60 mL de fécule de maïs ou d’arrowroot
  • 2 cuillères à soupe de sucre de coco
  • une pincée de sel

Pour la garniture :

  • 80g d’huile de coco à température ambiante
  • 80g de sucre de coco (de la cassonade fonctionne aussi très bien)
  • 100 g de poudre d’amandes
  • 2 cuillères à soupe de lait d’amande
  • 1 cuillère à soupe de graines de chia ayant trempé 10min dans l’eau (à défaut, une cuillère à soupe de graines de lin mixées finement avec un peu d’eau fera l’affaire)
  • 150g à 250g de tronçons de rhubarbe ayant dégorgé avec un peu de sucre, avant de baigner dans l’eau bouillie 1 nuit (méthode : voici ici)
LA RECETTE

La veille, laver et couper la rhubarbe en tronçons homogènes. Saupoudrer de quelques cuillères de sucre et laisser reposer 1h. Puis immerger dans un grand volume d’eau bouillante et laisser reposer une nuit.  Cette étape va désacidifier la rhubarbe et la précuire. Pour faire d’une pierre, deux coups avec cette recette et  profiter de ces jolis tronçons de rhubarbe pour confectionner un étourdissant cocktail , rendez-vous ici

Le lendemain préparer la pâte : mélanger les graines de chia avec une cuillère à soupe d’eau dans un petit bol et placer au frais. Graisser le plat à tarte avant de le tapisser de papier sulfurisé. Verser tous les ingrédients secs de la pâte dans le bol d’un mixeur et mélanger jusqu’à ce que l’avoine soit réduit en poudre. Ajouter les graines de chia mouillées, l’huile de coco en morceaux, mixer jusqu’à obtenir un mélange sableux. Ajouter 2 cuillères à soupe d’eau et continuer à mixer. Le mélange doit se tenir un minimum quand on l’écrase un peu du bout des doigts (si ce n’est pas le cas, rajouter un peu d’eau et mixer). Tapisser le mélange obtenu, à la main, dans le moule à tarte recouvert de papier sulfurisé, pour obtenir une fine et uniforme couche de pâte. Placer au congélateur 1h.

Préchauffer le four à 180°C.

Pendant ce temps, mélanger l’huile de coco avec le sucre de coco à la spatule, ajouter les graines de chia (ou de lin), la poudre et le lait d’amande et mixer au robot pour obtenir un mélange homogène.  Egoutter les tronçons de rhubarbe.

Sortir le plat à tarte du congélateur, piquer la pâte de quelques coups de fourchette pour éviter à la pâte de gonfler à la cuisson, et enfourner le plat pendant 10min. Au bout de ce temps, sortir le plat à tarte du four , verser l’appareil à l’amande-coco sur le fond de tarte et disposer, en les serrant bien, les tronçons de rhubarbe. Enfourner à mi-hauteur pour 30-35min en surveillant les 10 dernières minutes : la pâte doit être dorée.

Laisser refroidir et déguster avec gourmandise accompagné d’un thé glacé ou d’un verre de cocktail Gastby.

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Cuisine de printemps / Asperges à la flamande

asperge-8.jpgCette grande tige qui confirme qu’on y est enfin. Le fragile et précieux printemps pointe le bout de son asperge. Et on est même autorisé à le dévorer. Fébrilement. Parce qu’on en a sur la planche que quelques fois l’an. On a peur de mal s’y prendre. De gâcher la coûteuse botte. On est maladroit, gauche, on vérifie dans ses bibles comment les connaisseurs recommandent d’éplucher, cuire, refroidir les vulnérables tiges. On veut les magnifier. Être audacieux. Et surtout ne pas gâcher la marchandise. Et comme le soleil perce, on ne va pas non plus passer des heures en cuisine. Oui, partons sur quelque chose de simple.

J’ai découvert cette manière de préparer les asperges à Bruges il y a une bonne dizaine d’années. Des œufs, du persil, de l’huile, des asperges, et roule ma poule. Ce plat sans chichi souligne à merveille la saveur délicate de l’asperge. C’est donc avec une joie toute printanière que je me suis emparée d’une botte au marché. Pour réadapter cette assiette belge à la sauce lucky et avoir l’impression d’être au bord des canaux brugeois le temps d’un repas. Aussi et bien sûr pour te communiquer une recette illustrée, cher lecteur, que tu puisses à ton tour l’essayer et varier du classique mayo-asperge d’avril. D’ailleurs, je suis curieuse : comment est-ce que tu aimes et cuisines les asperges, toi ? Tu veux bien me l’écrire en commentaire ? En attendant, joyeux printemps !

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Lousiane part I : New Orleans

nola-22-6.jpgCommençons par le début : la prononciation.

Nous avons eu droit à un petite leçon de la chose par Isaac, un jazzman qui ne supportait plus d’entendre les touristes mal prononcer le nom de sa ville de cœur. Les vrais, ceux qui savent, disent [Niou Owlennnss]. Et surtout pas à la française [Niouw Orrli-ann-ss]. Parce que des touristes, il y en a pléthore à NOLA. Des américains qui débarquent pour faire la bamboula dans le énième bar à cocktails ou strip-tease de la Bourbon Street. Des européens venus découvrir l’ancienne colonie française en tour operator. Des français…. tellement de français ! Alors pour échapper un peu à la machine à touristes et découvrir les mille et uns visages de cette ville qui bouillonne : prends ton temps. Minimum 4 jours. Sors vite du French Quarter. Enfourche un vélo. Voici nos recommandations pour aimer New Orleans autant que nous avons eu la chance de l’aimer.

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Pour des questions de coûts et de disponibilité, nous avons logé dans le quartier du Treme (prononcer [Twémé]), adjacent au French Quarter, un quartier résidentiel un peu moins rutilant et plus authentique que le centre historique. Cela s’est avéré gagnant. Nos hôtes Rick et Liz (merci Airbnb) ont été de bon conseil pour visiter, nous ont concocté des petits dej’ de compétition et prêté des vélos pour sillonner la ville sous l’inattendu soleil de novembre. Nous avions quelques craintes liées à la sécurité : New Orleans est une ville du sud, traumatisée, où une partie de la population est démunie et compte pas mal de vagabonds. L’entrée du Treme s’est avérée être un bon point de chute, à mi–chemin entre l’agitation touristique et les quartiers réputés « sensibles » de la ville. Après, soyons honnêtes : autant la journée nous flânions sereinement, autant une fois le soleil couché, nous évitions tunnels et ponts sous l’autoroute aérienne où dorment les nombreux sans-abris, et nous contentions de rejoindre un point A à un point B en fendant la nuit au volant de notre bicyclette.

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Le French Quarter, centre historique de la ville

Même pris d’assaut par les touristes, le French Quartet reste fascinant. Balcons en dentelle de fer forgé, façades en brique, noms de rues mythiques, mélodie de jazz omniprésentes, bateaux à vapeur sur le Mississippi, musiciens ultralookés, galeries d’art perchées et alligators taxidermisés. Sensation déroutante : la Louisiane et NOLA sont si présents dans le matériel culturel exporté par les Etats-Unis qu’on a parfois plus  l’impression de retrouver des lieux que l’on connaît déjà, plutôt que de découvrir un endroit inconnu. Historiquement, New Orleans et plus spécifiquement le « Carré Français » étaient la zone de villégiature favorite des propriétaires et esclaves de plantations pendant l’hiver. Ils avaient bossé tout l’été dans la torpeur des champs de coton et cannes à sucre, et venaient se détendre, faire la fête dans les cabarets et maisons closes pendant la basse saison. D’où la réputation sulfureuse de la ville et son savoir-faire unique en fiesta en tous genres. Sans compter que la Louisiane était le seul état à offrir le dimanche chômé à ses esclaves fraîchement convertis à la chrétienté, qui se détendaient en jouant de la musique et chanter : le jazz était né.

FRENCH-2-2Sois audacieux et saisis la première occasion de que tu auras pour grimper dans l’un des nombreux balcons que comptent les immeubles du Carré Français. Cela te permettra d’admirer les rues depuis là-haut. L’audace de C.D.N. nous aura permis de grimper sur la terrasse d’un des cafés de Jackson square, à deux pas de la cathédrale St Louis, et de se sentir propriétaire de plantation le temps de quelques photos. Pousse un peu jusqu’aux rives du Mississippi pour te remémorer les épisodes de Tom Sawyer en regardant passer les jolis bateaux à vapeur. Ne t’arrête pas nécessairement au Café du monde qui est surtout un repère à touristes mais va plutôt goûter un Sazerac à la Napoleon House ou au Cane & Table. Nous avons fait un véritable cure de jouvence à chaque verre commandé : les barmaid vérifient systématiquement que tu as bien plus de 21 ans en te demandant ton ID ! A noter que le French Quarter, bien que dessiné par un architecte français et imprégné de la culture créole francophone, arbore exclusivement des façades espagnoles aujourd’hui. Et pour cause, les immeubles furent ravagés par les flammes d’incendies successifs à la fin du 18è siècle. Ce sont les espagnols qui reconstruisirent tout  le quartier en style colonial. Pour la faire courte, New Orleans fut fondée par des colons français en 1718, devint espagnole une courte période, puis encore un peu française avant d’être vendue par Bonaparte aux USA en 1803.

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La ville est très fière de sa cathédrale, mais un européen habitué aux vieilles pierres restera de marbre. Pour autant, novembre est visiblement la saison des mariages en Louisiane :  zoner autour de la cathédrale te permettra peut être d’assister à un spectaculaire débarquement de demoiselles d’honneur. A défaut, une prêtresse vaudou pourra lire ton avenir, à moins que tu ne préfères écouter quelques airs de jazz en mettant du vernis à ongles à ton iguane. Pour la musique, on nous a chaudement recommandé Preservation Hall qui est le temple des concerts d’impro de jazz & blues. Le lieu est très chouette mais il y a souvent une longue file d’attente, il faut y venir plus d’une heure avant les concerts. Comme nous préférons les endroits intimes et avions pris nos petites habitudes musicales à Frenchmen Street, nous n’avons pas eu l’occasion d’écouter un concert ici.

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Pour avoir un rapide aperçu historique du French Quartet, la visite guidée du Monde Créole recommandée par le Routard est plutôt bien faite (petit rabais si tu prends ton billet avec le Guide du Routard en main). Visite de quelques patios d’hôtels normalement réservés aux clients, du joli musée de la pharmacie et surtout accès au cimetière St Louis I dans lequel il n’est pas possible de rentrer sans guide. Cela vaut le coup ne serait-ce que pour voir l’improbable tombe-pyramide que le fantasque Nicolas Cage s’y est fait construire (comédien qui, à l’heure où je rédige ces mots, fait toujours partie du monde des vivants) et la tombe de la prêtresse vaudou Marie Lavaux.

Downtown

Imprègne-toi de l’ambiance Chicago des buildings et enseignes en traversant le central business district et son agitation. Mise à part Canal Street, son mall climatisé (son magasin Anthropologie <3) et son tramway historique, ce n’est pas un quartier vraiment adapté au tourisme, surtout en semaine où la circulation est dense. Mieux vaut y venir le week end. Penser à regarder la programmation de concerts du Joy Theatre avant de venir.

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Si tu le peux, cale ton séjour à la Nouvelle Orléans en fonction du calendrier des Saints, l’équipe de foot de la ville. Cela te permettra de passer une demi-journée à tenter de déchiffrer les règles du football américain dans ce vertigineux stade couvert et climatisé (prévois ta petite laine) de 70 000 places. Voir la foule aux couleurs des Saints accourir de toutes les rues entourant le stade, comme des fourmis rejoignant la fourmilière, est une expérience absolument grisante.  Sans oublier le vertige saisissant quand tu pénètres le stade. Ne t’inquiète pas : même si tu n’aimes pas le foot, tu auras te quoi te divertir entre les fanfares, les chorégraphies des cheerleaders (les « Saintsations »), les annonces publicitaires, et la compréhension des règles…. Les habitants de la ville entretiennent bien la réputation de capitale américaine du carnaval de NOLA : on se déguise merveilleusement aux couleurs or et noir des Saints pour soutenir son équipe ici.

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Note : en 2017, plus personne ne rentre avec un sac dans le stade. La seule pochette autorisée mesure la taille d’un portefeuille. Ceux qui ne savent pas peuvent laisser leurs effets personnels à la consigne : 20$ le sac. Oui, on s’est fait avoir, la consigne a coûté plus cher que les billets. Nous avions acheté nos tickets en avance sur Ticketmaster.

Garden District, le quartier WASP

Un ravissant et paisible quartier résidentiel où on a adoré se promener pour admirer les magnifiques demeures coloniales immaculées, dégoter des shorts à sequins dans les friperies et de jolies estampes dans des chouettes boutiques d’artistes. Pour les fans de Lestat, la maison où Anne Rice a écrit ses livres de vampires se trouve au 1239 Brevard House.

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Faubourg Marigny

L’ancien quartier créole aux jolies maisons colorées, devenu quartier bohème de la ville. Chaudement recommandé par nous. Tags sur vieux entrepôts désaffectés, vide-dressing le long de la voie de chemin de fer (THE place pour dégoter un improbable pin’s et piquer niquer). La nuit tombée, la Frenchmen street est le parfait spot pour flâner, écouter du jazz et du blues en se faisant tatouer. N’hésite pas à goûter une des bières locales aux bars du Spotted Cat ou du d.b.a. et d’écouter d’enivrants solos de trompette  en admirant les gens danser avec une agilité désarmante. Nous ne recommandons pas franchement le Three Muses qui se veut guindé et surtout cher. Pas besoin d’être fan de jazz pour apprécier la musique à NOLA : l’ambiance, l’énergie et la force d »improvisation des musiciens suffira à te conquérir et te transporter (la bière aidera certainement aussi).

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Midcity et Lakeview

Remonter jusqu’au lac Pontchartain qui déborda au point de submerger la Nouvelle Orléans en 2005 est une belle (et longue) balade à faire pour découvrir le visage côtier de la ville. Cela permet aussi de voir les villas encore en friche suite à l’ouragan, les installations urbaines et digues pour que cela n’arrive plus, et de traverser des parcs  à l’atmosphère dépaysante et parfois étrange. Faire un saut dans le jardin du NOMA (New Orleans Museum of Art) sera une jolie balade à l’ombre des arbres et œuvres monumentales. On ne recommande pas vraiment le musée en tant que tel. Esplanade avenue et ses villas aux façades contrastées est sans conteste l’avenue que nous avons préférée à NOLA.

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En voiture, tu peux aussi emprunter le pont le plus long d’Amérique du Nord qui enjambe le lac (38 km quand même…), pour rejoindre Abita Springs, la ferme à bière de la Louisiane, Convington, et d’autres ravissantes petites bourgades où la population moins exposée au tourisme de masse est ultra-accueillante et maternante avec les petites touristes en sacs à dos.  En passant pas là, ne zappe pas l’Abita Mystery House, une sorte de palais du facteur cheval où tu pourras trouver du spray pour faire fuire les zombies et un nouveau copain alien.

NOLA-18-7NOLA-17-7C’est d’ailleurs en sortant de la ville que tu pourras encore mieux découvrir la Louisiane, son mélange de culture caribéenne, afro-américaine, vaudou, cajun, française…  Un autre article  dédié à campagne louisianaise verra bientôt le jour ici même, stay tuned !

 

Disco Whoopies / Guimauve à paillettes et cookies à la bergamote

whoopies-10.jpgViens, suivons les prescriptions du Dr. Bare et échappons à l’hiver des choses en plantant nos incisives dans un sandwich bergamoté. Pailleté. Sucré. Guimauvé. Pour ressentir la merveilleuse synergie du soleil lombard et de la douceur d’un nuage. Pour avoir le bonheur de manger des paillettes. La bergamote sera notre arôme phare. Un agrume anti-scorbut, au carrefour entre l’orange et le citron, plébiscité par les croisés puis les lombards et rendu célèbre grâce au thé Earl Grey. Une légende dirait d’ailleurs que la bergamote permet de voir le lieu de naissance des fées les soirs de pleine lune (mythe dont je n’ai pas trouvé l’origine : j’appelle tous les ésotériques curieux qui me liraient à m’aider dans cette quête)

Alors j’arrive un peu tard puisque les whoopie cakes alias les whoopies ont connu leur grand boum outre-Atlantique … en 2010. Oui, car ce sont encore les américains, et plus précisément la communauté Amish, qui auraient inventé ce cookie-sandwich il y a des lustres, initialement composé de 2 cookies chocolatés assemblés par une épaisse crème à la vanille ou un duvet de guimauve. L’ancêtre de l’Oréo donc.

Pour la recette que je te propose, nous allons créer une moelleuse guimauve vanillée (sans gélatine), pimpée de paillettes, et la coincer en sandwich entre deux cookies potelés et bergamotés. Une recette que la douce Emily m’a soufflée, avec l’idée de remplir l’air de toutes ces choses douces et brillantes qu’il y a entre gens qui s’aiment, comme elle le fait si délicatement avec sa musique.

Emily Yacina “Soft Stuff” – ROOKIE from Rookie on Vimeo.

 

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Reste ami avec ton jean / Trois fabuleux fondants au chocolat sans beurre et sans reproche

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Cuisiner un moelleux au chocolat gourmand et fondant sans devoir courir marathon dans la semaine qui suit, c’est possible ? Non parce qu’entre nous, charger 1/2 plaquette de beurre, 1 pot de crème ou 6 œufs dans un seul petit moule à gâteau me crève le cœur à chaque tranche (et fatigue dangereusement la couture de mon jean). Voici donc non pas une, mais trois recettes de moelleux très forts en chocolats, aux doses de sucre et matières grasses un peu moins hérétiques qu’un gâteau chocolaté classique. Des recettes qui ne se veulent pas light, mais intelligentes, en utilisant des ingrédients riches en nutriments intéressants (du chocolat noir gorgé de théobromine euphorisante, des amandes débordantes de graisses saines et de vitamines), et qui ne font pas exploser l’indice glycémique (aka la concentration de sucre dans le sang qui suit l’ingestion d’aliments sucrés – et qui est stocké si non utilisé par tes mouvements de gymnaste soviétique ou de hula hoop). Et surtout, argument ultime, il s’agit recettes testées et approuvées par un jury composé aussi bien d’enfants gourmands que d’adultes gloutons : tu peux donc y aller les yeux fermés. Et pourras les cuisiner la conscience tranquille aux ripailleurs que tu aimes mais qui souhaitent rester (ou redevenir) aussi sexy et sveltes que des Dandy Warhols en l’an 2000.

*pause culture*

Le sucre de coco. La nouvelle star des sucres. Même Gwyneth le cuisine, c’est dire. On a donc cédé à la tendance ici aussi. Calmons-nous, il s’agit de sucre. S’il apporte le même nombre de calories que le sucre de betterave, le sucre de coco (extrait de la fleur de cocotier) serait plus intéressant pour notre petit organisme sans pour autant être un aliment miracle.  Cette petite vidéo de 2’50 » l’explique d’ailleurs très bien. Contrairement au sucre blanc dit « vide », le sucre de coco contient quelques vitamines et minéraux, des polyphénols, du potassium et même de l’inuline, une fibre qui agit comme un prébiotique (pour plus d’informations, rendez-vous sur cet article très complet de l’Huffington post). Ce serait aussi et surtout un sucre écolo puisque le cocotier est une plante peu gourmande en eau tout en ayant un rendement supérieur à la canne à sucre. Enfin, le sucre de coco a une saveur fruitée et caramélisée, ce qui le rend très intéressant en cuisine. Pour avoir un aperçu complet de la palettes de sucres qui s’offrent à toi, je te renvoie vers l’article de Victoria de  Mango&Salt.

 

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