Les cocktails de l’été / Fruits, sun and calvados

A l’occasion du concours organisé par l’IDAC et Mamie Boude, je me suis amusée à concocter des cocktails au Calvados. Pour tenter ma chance et partir à New York, déjà (il s’agit là du lot mis en jeu pour le lauréat du concours). Pour tester mes compétences en mixologie, aussi. Et parce qu’une merveilleuse émulation amicale s’est mise en route autour de ce projet culinaro-alcoolique. Merci à vous, vous êtes merveilleux et stimulez tellement mes idées culinaires ! Pour découvrir tous les cinglés du calvados qui se sont saoûlés comme moi pour mettre au point leur recette, clique ici >>  #instacalva

Voici donc une série de cocktails normands (à base des arômes pommés du calvados, donc) mis au point avec la sérieuse idée de partir à New York tout en s’amusant à imaginer des cocktails. Oui, le début de l’été 2017 a failli me voir basculer dans l’alcoolisme à force de tester, photographier, ajuster et cracher des recettes de boissons au calvados !

Pour autant la patte fruitée et festive de la lovelyluckyfactory a contaminé ces cocktails : ils se veulent tous globalement  peu chargés en alcool (ou alors on le sent peu), frais, légers et aussi équilibrés que possible entre sucre, fruit et alcool. Je te laisse découvrir, essayer, et me donner ton avis !

A shaker en écoutant Péplum de Sarah W Papsun : summertime is coming up !

SWP

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Gatsby mood / Le cocktail gin rhubarbe qui fleure bon le printemps

lovelyluckyfactory_cocktail rhubgin_1Si toi aussi tu veux endosser le costume de bartender trendy cette année, alors ce post est pour toi. On ne va pas seulement y concocter un ravissant cocktail frais, gourmand, printanier et pastel. On va aussi surfer sur la mode des spiritueux vintage en savourant notre verre avec l’élégance racée de Roger Moore ou Gatsby le magnifique.

Has been le spritz, so 2016. Ringard le mojito. Aux chiottes le vodka-redbull. Et je ne suis pas la seule à le dire. Pour preuve, cet article de Slate de l’été 2016 qui annonce le grand come back de cet alcool de mémé.

Entre nous, le gin, ça n’est jamais qu’une vodka pomponnée au genièvre et, éventuellement, habillée d’herbes, écorces, zestes et épices ; c’est donc l’allié idéal de tout cocktail plus ou moins farfelu. Et puisque c’est le printemps, saison de ma rhubarbe chérie, autant les marier ensemble pour des noces un tantinet art déco !

*pause culture*

Le gin aurait été inventé par ces alcooliques de hollandais belges (territoire des Pays-Bas bourguignons) au XVIIè siècle. A l’époque, le gin titrait à 50° : c’était surtout un médicament-alcool supposé soulager la goutte et les aigreurs d’estomac. Pour faire passer le goût médiocre, un médecin eut la riche idée de le parfumer au genièvre. Du coup les soldats l’adoptèrent : c’était un alcool pour les hommes les vrais, de ceux qui donnent bien la barre au crâne le lendemain mais au goût somme toute flatteur. C’est quand les anglais traversèrent la Manche pour prendre possession de territoires qui ne leur appartenaient pas qu’ils découvrirent cette fabuleuse boisson desinhibante, qu’ils rapportèrent chez eux. Le gin devint alors la boisson patriotique anglaise par excellence au milieu de XVIIè siècle, et fut distribué aussi bien chez les barbiers, épiciers, geôliers de prison que vendeurs à la sauvette, pour finir par devenir un véritable fléau qui fit de sérieux ravages parmi les travailleurs, les femmes et les enfants  (si !). On finit par légiférer, péniblement, pour sauver la nation. Au XVIIIè siècle, la grande ère du gin était finie. (>> pour en savoir plus).

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La recette que je te propose aujourd’hui provient du site Elle à table. Je l’ai un peu allégée en sucre et en gin pour qu’il tape un peu moins rapidement sur la tête, et en ai surtout fait un cocktail en carafe. C’est à dire un cocktail qui vit sa vie tout seul sur ton buffet : pas besoin d’appeler Tom Cruise pour shaker les glaçons, c’est tout prêt, yaka se servir.

A préparer en écoutant Glenn Miller, un porte cigarette au bout des lèvres :

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Passion polenta / Apéro de polenta croustillante et crème au bleu

lovelyluckyfactory_fritespolenta_3Tu l’as compris, c’est le mois de la polenta par ici. Un peu comme Jeanne d’Arc, je me sens investie de l’absolue nécessité de porter la bonne parole et mieux faire connaître ce merveilleux ingrédient.

Voici une petite recette à avoir en stock pour changer des apéritifs saucisson / cubes de fromage. Des petits bâtonnets de polenta croustillants et chauds qui entrent en contact avec une fraîche et généreuse crème couleur schtroumpf. Le petit plus : avec un peu d’organisation, tout peut être préparé à l’avance pour n’avoir plus qu’à se faire les ongles ou jouer avec le chat avant que tes invités ne débarquent.

N’étant pas franchement partisane de la friture, j’ai fait rôtir mes bâtonnets de polenta au four comme Rabia (blog de gourmandise inventive que je te recommande chaudement). Cela permet d’utiliser un minimum d’huile pour un maximum de croustillant.

Prêt à évangéliser ta cuisine à coups de farine de maïs ? C’est par ici.

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Sorcellerie d’octobre / Les conserves à la betterave Beetlejuice

lovelyluckyfactory-wordpress-com_conserve_1Au détour d’un passage chez le maraîcher, que vois-je : des betteraves rayées ! Joie ! Trépignement d’impatience ! J’avais en tête depuis quelques temps des recettes de bocaux avec ces racines hautement photogéniques et tellement psychédéliques. Surtout, cela faisait un moment que me chatouillait l’envie d’essayer la fermentation des légumes (oui, chacun son truc). En suivant les recommandations de la pro de la question qu’est Marie-Claire Frédéric. Car les légumes fermentés, ça n’est rien d’autre que des denrées ni crues, ni cuites. Rien que ça, c’est fascinant, non ? Des petites bactéries qui transforment lentement les denrées pour les rendre imputrescibles et délicieusement bonnes pour la santé. Sorcellerie, me diras-tu ?  Oui, un peu. Alors à quelques jours d’Halloween, autant concocter ces potions occultes avec des légumes  Beetlejuice (un tantinet plus sexy que de la choucroute).

Pour la petite histoire, on voyage un peu dans cet article puisque la betterave rayée alias betterave chioggia est d’origine italienne (je t’invite à consulter le Carnet d’Epicure de Potel et Chabot, un site de gastronomes très bien rédigé et documenté, avec de sensuelles et historiques définitions-descriptions de nos aliments du quotidien), tandis que la betterave jaune alias Burpees Golden est d’origine américaine. Leur chair à toutes les deux est beaucoup moins sucrée que la classique betterave rouge. Ayant toujours consommé les betteraves  sous leur forme cuite dans l’immuable salade de betteraves, je n’ai découvert que très tard que l’on pouvait consommer les betteraves crues râpées ou tranchées en salade pour profiter d’une texture beaucoup plus croquante, moins sucrée avec une saveur terreuse très intéressante. Aujourd’hui je te propose 2 formules magiques pour transformer les betterave et les découvrir sous un autre jour, avec de la betterave marinée express d’une part, et de la betterave fermentée d’autre part.
Hokus, Pokus, Fidibus !

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A cuisiner après avoir regardé le clip psychédélique de Django Django / Wor :

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Shalom / Dip libanais aux betteraves et zaatar

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Si toi aussi tu en as assez de manger de la betterave découpée en petits cubes en  salade et que tu veux mettre un peu de couleur sur ta table estivale, alors viens lire ce qui suit ! Voici une petite recette de purée apéritive faite en trois tours de robot mixeur. Elle est issue du merveilleux livre Jérusalem dont j’ai déjà parlé ici. Le résultat : la surprise de voir comment le sucre de la betterave se marie à merveille avec le sel et les épices levantines ; un apéritif frais et léger dans lequel on vient tremper son gressin, son bout de carotte ou de concombre ; et surtout une purée colorée douce,  surprenante, croquante et savoureuse.

Prêt à mettre des couleurs sur ta table d’été ? C’est par ici.

DODOs

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