Pétrissage & oscars / Focaccia au citron de Chris Bianco x pâte à pizza de Nancy Silverton (recette de la meilleure pâte à pizza du monde inside)

LOVELYLUCKYFACTORYFOCACCIA_

C’est après avoir visionné cet épisode de Chef’s table que la pizza est revenue dans ma vie (série documentaire netflixienne que je recommande d’ailleurs chaudement). Je m’étais tant de fois cassé le nez avec des recettes de pâtes à pizza décevantes qui montent mollement. J’avais donc abandonné, estimant que la levure et moi, ce serait pour une autre vie. Puis j’ai visionné pendant 1h30 l’entêtement de Nancy Silverton à mettre au point THE pâte à pizza parfaite. Nancy Silverton, alias « the goddess of the delicious ». Patronne de 3 établissements ultra-réputés à L.A. et titulaire depuis 2014 de l’Outstanding Chef Award décerné par la James Beard Foundation (aka les oscars de la bouffe aux USA). J’étais rassurée, convaincue que le salut existait, motivée à remettre la main à la pâte pour pétrir avec la foi revenue. La parfaite pâte à pizza, ça a été le projet de la vie de Nancy, son obsession. Elle s’est isolée, a pétri, pétri et encore pétri. S’est affranchie des codes déontologiques du pizzaïolo pour mettre au point SA propre recette.  Avec des ingrédients qui n’ont strictement rien à foutre dans une pâte à pizza traditionnelle. Recette gagnante.

Et c’est Serious Eats qui m’a donné accès au saint Graal : la recette de la pâte à pizza de Nancy. Oui, parfaitement parfaite. Une croûte ultra-croustillante, presque comme du pain, une mie incroyablement moelleuse, une belle épaisseur de pâte à l’américaine mais pas trop non plus. Inratable de surcroît. Une fois que tu l’auras testée (ou goûtée dans ma chaumière), tu ne reviendras plus jamais sur une autre recette. Tu n’arrêteras plus d’organiser des pizza party, n’iras plus manger de pizza dehors. Parole de mangeuse frénétique de croûtes.

Seul impératif : que tu aies un peu de temps devant toi pour laisser la pâte monter gentiment. Mais la bonne nouvelle, c’est que tu pourras tranquillement la préparer la veille de ta pizza / focaccia party et la placer au frais (je ne suis pas sûre que Nancy cautionne cela. Mais je te le promets, ça marche très bien).

Lire la suite

Publicités

Garde tes points ! / Ginger beer alcohol-free

Aujourd’hui fabriquons ensemble de la ginger beer, aka la désaltérante et piquante boisson gazeuse au gingembre non alcoolisée, qui te permettra de :

  • bicher devant tes amis en sirotant cette boisson plutôt difficile à dénicher en France
  • t’hydrater tout au long d’un pot de départ / d’anniversaire  en gardant les idées bien claires, la posture digne et le verbe juste
  • rentrer de soirée sans sueur froide au moindre barrage routier
  • réveiller tes papilles à coups de picottis gingembresques
  • rester jeune et beau grâce aux propriétés super-anti-oxydantes du gingembre

Mes papilles avaient déjà découvert l’addiction provoquée  par ce picotant breuvage à Edinburgh l’an passé. Depuis, j’en ai revu/rebu ça et là en Belgique et aux Pays Bas. Bizarrement, on n’en trouve pas du tout en France. Qu’à cela ne tienne, lançons-nous !

*pause culture*

A l’origine, la ginger beer serait une boisson fermentée d’origine jamaïcaine. Les anglais auraient commencer à en produire au début du XVIIIème siècle pour au final inonder le marché anglais et américain au milieu du XXème siècle.

lovelyluckyfactory_gingerbeer_4J’ai testé et approuvé (avec mes chers cobayes, encore merci à vous) deux manières de confectionner de la ginger beer. Tout d’abord, la version artisanale « vivante », avec fermentation maison. Cette méthode délivre une boisson légèrement pétillante, aux arômes de levain. Comme il s’agit d’une véritable fermentation, il s’agit de travailler avec une hygiène irréprochable et de conserver la boisson uniquement quelques jours bien au frais. La boisson est de fait très légèrement alcoolisée (pas assez pour te retourner la tête, rassure-toi) puisque les petites levures vont joyeusement transformer le sucre en gaz devant les yeux émerveillés du gingembre et du citron. Pour cette recette, je me suis basée sur la recette de Lille en bouche.

La seconde version que j’ai mise au point consiste davantage à confectionner un cocktail préparé juste avant dégustation, à base de sirop de gingembre maison, d’eau gazeuse et de citron. Cette méthode permet d’obtenir un véritable soda, ultra-pétillant, qui s’approche bien plus des ginger beer que l’on peut déguster en Grande Bretagne.

Au final, les deux méthodes permettent d’obtenir une rafraîchissante boisson estivale sans alcool qui change définitivement du Schweppes ou de l’Oasis. So, let’s brew !

A préparer en écoutant la rock-house mélancolico-pétillante de Ginger Ale :

Lire la suite

Le tube de l’été / La tarte fine courgette-chèvre-ricotta

IMG_2350

Voici la parfaite recette de tarte croustillante, légère et végétarienne à préparer en deux coups de cuillère à pots et trois fois rien quand tes amis débarquent à l’improviste, ou quand tu ne sais pas quoi ramener à un apéritif, ou quand tu n’es absolument pas inspiré pour le dîner. Fais-moi confiance, garde toujours au frigo les ingrédients de base (une pâte feuilletée, de la ricotta), et cette tarte d’une finesse extrême deviendra vite un de tes tubes de l’été !

Ce sont les sites de Femme actuelle et Elle a table qui m’avaient donné une folle envie de me lancer dans la confection de tartes fines et élégantes quand j’ai voulu préparer un grignotage d’apéritif qui change de la pizza ou de la quiche. La pâte feuilletée apporte un excellent croustillant en base, la ricotta ou le mélange chèvre-ricotta est absolument parfait pour accueillir les légumes. Après, pour le choix de la garniture, c’est en fonction du frigo : aujourd’hui ce sont des courgettes et noix, mais ça aurait aussi très bien pu être des champignons et des dés de fromage,

A cuisiner en écoutant la folk éthérée, solaire, très beach-boys-compatible des Allah-Las :

 

Lire la suite

Les cocktails de l’été / Fruits, sun and calvados

A l’occasion du concours organisé par l’IDAC et Mamie Boude, je me suis amusée à concocter des cocktails au Calvados. Pour tenter ma chance et partir à New York, déjà (il s’agit là du lot mis en jeu pour le lauréat du concours). Pour tester mes compétences en mixologie, aussi. Et parce qu’une merveilleuse émulation amicale s’est mise en route autour de ce projet culinaro-alcoolique. Merci à vous, vous êtes merveilleux et stimulez tellement mes idées culinaires ! Pour découvrir tous les cinglés du calvados qui se sont saoûlés comme moi pour mettre au point leur recette, clique ici >>  #instacalva

Voici donc une série de cocktails normands (à base des arômes pommés du calvados, donc) mis au point avec la sérieuse idée de partir à New York tout en s’amusant à imaginer des cocktails. Oui, le début de l’été 2017 a failli me voir basculer dans l’alcoolisme à force de tester, photographier, ajuster et cracher des recettes de boissons au calvados !

Pour autant la patte fruitée et festive de la lovelyluckyfactory a contaminé ces cocktails : ils se veulent tous globalement  peu chargés en alcool (ou alors on le sent peu), frais, légers et aussi équilibrés que possible entre sucre, fruit et alcool. Je te laisse découvrir, essayer, et me donner ton avis !

A shaker en écoutant Péplum de Sarah W Papsun : summertime is coming up !

SWP

Lire la suite

Gatsby mood / Le cocktail gin rhubarbe qui fleure bon le printemps

lovelyluckyfactory_cocktail rhubgin_1Si toi aussi tu veux endosser le costume de bartender trendy cette année, alors ce post est pour toi. On ne va pas seulement y concocter un ravissant cocktail frais, gourmand, printanier et pastel. On va aussi surfer sur la mode des spiritueux vintage en savourant notre verre avec l’élégance racée de Roger Moore ou Gatsby le magnifique.

Has been le spritz, so 2016. Ringard le mojito. Aux chiottes le vodka-redbull. Et je ne suis pas la seule à le dire. Pour preuve, cet article de Slate de l’été 2016 qui annonce le grand come back de cet alcool de mémé.

Entre nous, le gin, ça n’est jamais qu’une vodka pomponnée au genièvre et, éventuellement, habillée d’herbes, écorces, zestes et épices ; c’est donc l’allié idéal de tout cocktail plus ou moins farfelu. Et puisque c’est le printemps, saison de ma rhubarbe chérie, autant les marier ensemble pour des noces un tantinet art déco !

*pause culture*

Le gin aurait été inventé par ces alcooliques de hollandais belges (territoire des Pays-Bas bourguignons) au XVIIè siècle. A l’époque, le gin titrait à 50° : c’était surtout un médicament-alcool supposé soulager la goutte et les aigreurs d’estomac. Pour faire passer le goût médiocre, un médecin eut la riche idée de le parfumer au genièvre. Du coup les soldats l’adoptèrent : c’était un alcool pour les hommes les vrais, de ceux qui donnent bien la barre au crâne le lendemain mais au goût somme toute flatteur. C’est quand les anglais traversèrent la Manche pour prendre possession de territoires qui ne leur appartenaient pas qu’ils découvrirent cette fabuleuse boisson desinhibante, qu’ils rapportèrent chez eux. Le gin devint alors la boisson patriotique anglaise par excellence au milieu de XVIIè siècle, et fut distribué aussi bien chez les barbiers, épiciers, geôliers de prison que vendeurs à la sauvette, pour finir par devenir un véritable fléau qui fit de sérieux ravages parmi les travailleurs, les femmes et les enfants  (si !). On finit par légiférer, péniblement, pour sauver la nation. Au XVIIIè siècle, la grande ère du gin était finie. (>> pour en savoir plus).

lovelyluckyfactory_cocktail rhubgin_2

La recette que je te propose aujourd’hui provient du site Elle à table. Je l’ai un peu allégée en sucre et en gin pour qu’il tape un peu moins rapidement sur la tête, et en ai surtout fait un cocktail en carafe. C’est à dire un cocktail qui vit sa vie tout seul sur ton buffet : pas besoin d’appeler Tom Cruise pour shaker les glaçons, c’est tout prêt, yaka se servir.

A préparer en écoutant Glenn Miller, un porte cigarette au bout des lèvres :

Lire la suite